Maître Marylou Diamantara

Maître Marylou Diamantara Maître DIAMANTARA Marylou, Avocat au Barreau d’Aix-en-Provence. Avocate généraliste, située sur AIX EN PROVENCE.

Après 15jours d’audience, la Cour criminelle vient de condamner C.Zattara à 20 années de réclusion criminelle, avec une ...
16/01/2026

Après 15jours d’audience, la Cour criminelle vient de condamner C.Zattara à 20 années de réclusion criminelle, avec une période de deux tiers de sûreté, pour des faits de viols sous soumission chimique et captation d’images impudiques.

Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un verdict.

C’est la reconnaissance de 20 femmes, victimes de viols aggravés commis pendant 20 années, selon un mode opératoire sériel que la justice a enfin regardé en face.

Ce procès a été éprouvant, violent, bouleversant.

Il a aussi été nécessaire.

Nous, avocats de parties civiles, avons voulu prendre la parole collectivement, parce que ce qui s’est révélé à l’audience dépasse ce dossier.

Parce que le viol sériel existe.
Parce que le droit ne peut plus continuer à l’ignorer.

Cette tribune n’est pas un point final.
C’est le début d’un travail de réflexion.
C’est ce que nous devons aux victimes. Nommer. Reconnaître. Et ne plus détourner le regard.

À mes clientes qui m’ont fait confiance, qui m’ont partagé leurs souffrances, leurs douleurs et leurs histoires : Merci infiniment.

Justice a été rendue.
Et je l’espère, bientôt, la loi suivra.

Aujourd’hui, s’ouvre devant la Cour criminelle d’Aix-en-Provence un procès collectif, avec 18 victimes, de viols sous so...
05/01/2026

Aujourd’hui, s’ouvre devant la Cour criminelle d’Aix-en-Provence un procès collectif, avec 18 victimes, de viols sous soumission chimique, captations, enregistrements ou transmissions d’images impudiques, ou encore l’administration de substances nuisibles.

J’ai l’honneur de défendre 6 d’entre elles.

Et tout de suite une vérité me frappe. Je me heurte à une réalité : ce procès est collectif, même si les blessures sont personnelles et intimes.

Le huis clos en est l’exemple le plus délicat.
Lorsqu’une seule victime le demande — pour se protéger, pour pouvoir parler — ce choix, légitime, peut suffire à faire basculer l’audience entière.

Les 17 autres parties civiles auraient voulu la publicité des débats : parce qu’elles y voient une forme de reconnaissance, parce qu’elles veulent que ce qui a été cesse d’être caché, parce que la honte doit changer de camp.

Mais au pénal, la protection de l’une peut emporter le droit symbolique des autres.

C’est là que la justice devient un équilibre impossible : protéger sans effacer, préserver l’intime sans confisquer le sens collectif du procès.

Et puis, autre difficulté majeure : La sérialité des viols reprochés.

Ce que je défends, ce n’est pas 6 histoires posées côte à côte. Mais un ensemble de faits dans une continuité de temps, avec un même schéma qui se répète : mêmes méthodes, mêmes contextes, mêmes mécanismes d’emprise.

Malheureusement, notre droit continue à regarder fait par fait, victime par victime, dans un procès unique, comme si la répétition n’était qu’un hasard et pas un langage.

En droit français, la sérialité est encore mal pensée.

Alors ce procès, dès son ouverture, bouscule les réflexions : Comment rendre justice quand la protection de l’une peut faire taire les autres, et quand des violences répétées sont jugées comme des faits isolés cumulés dans une même audience ?

Le procès est collectif.
Le droit, lui, ne l’est pas encore.

28/05/2025

🟣 Violeurs en série

Il y a une différence, une différence majeure.

Entre l’agresseur unique, impulsif, et celui qui planifie, rôde, organise méthodiquement, et recommence.
Celui qui traque.
Celui qui fait du viol un mode de vie, avec un même mode opératoire, une mécanique de répétition.

Mais pour le droit, cela ne change rien.
Le viol en série n’existe pas.
La qualification reste la même, qu’il y ait 1 ou 300 victimes.

20 ans.
C’est la peine maximale qu’un auteur de viol aggravé risque.
20 ans encouru pour 1 crime unique, ou répété des dizaines ou des centaines de fois de manière méthodique.

Et ce type de procès n’a pas lieu devant une cour d’assises, mais devant une cour criminelle.

Sans jury populaire.
Sans la parole de la société.
Sans son regard.

Tout ceci questionne..

L’affaire Joël Le Scouarnec en est une illustration glaçante.

Un homme, médecin, respecté, dont les viols se comptent par centaines.

Un homme dont l’organisation du crime était méthodique, clinique, presque administrative.

Comment notre droit peut-il encore ignorer la spécificité de ces crimes sexuelles en série ?

Comment penser rigueur du droit et individualisation d’une peine, sans penser la répétition ? L’organisation ?

Notre justice ne peut plus faire comme si ces réalités n’existaient pas.

Elle ne peut plus traiter la prédation comme un simple cumul de faits.

Il est peut-être temps de repenser la façon dont le droit pénal appréhende ces crimes sexuelles en série.

Pour elles. Pour les victimes.
Et pour ce que nous voulons, collectivement, appeler Justice.

26/11/2024

⚡️Justice a été rendue ⚖️.Ma cliente a été reconnue dans sa qualité de victime. Je salue très sincèrement son courage.So...
14/10/2024

⚡️Justice a été rendue ⚖️.
Ma cliente a été reconnue dans sa qualité de victime. Je salue très sincèrement son courage.

Source : BFMTV, 14.10.2024.

Il a été condamné, en l’espèce, pour insultes répétées ayant entrainé une dégradation de l'état psychique de son ex-compagne, usage de stupéfiants et détention d'arme.

La violence psychologique est difficile à faire valoir devant les juridictions répressives, alors que pourtant, elle est...
25/09/2024

La violence psychologique est difficile à faire valoir devant les juridictions répressives, alors que pourtant, elle est la plus répandue et destructrice au sein des couples dysfonctionnels.

J’ai été particulièrement honorée de porter la parole de cette femme si courageuse, qui se bat pour que les menaces, insultes régulières et humiliations subies soient entendues et réprimées. Pour qu’elle soit enfin protégée.

Délibéré le 14 octobre.

Selon BFM, l’ancien présentateur de Canal + est jugé au tribunal correctionnel de Nanterre ce lundi 23 septembre pour des «violences habituelles par conjoint».

Défendre vos droits, par le droit. Ni par la haine, ni par la peur. C’est à cela que je souhaite consacrer mon métier. 
04/07/2024

Défendre vos droits, par le droit. Ni par la haine, ni par la peur. C’est à cela que je souhaite consacrer mon métier. 

Plaisir de lire le Journal La Marseillaise, « Après la grève, Laser se prend une rouste au tribunal ».La grève a été jug...
19/08/2023

Plaisir de lire le Journal La Marseillaise, « Après la grève, Laser se prend une rouste au tribunal ».

La grève a été jugée comme licite.
La grève a été jugée comme n’ayant entraîné aucun abus de droit.
La grève n’a pris fin que lorsqu’un accord satisfactoire pour tous a été trouvé, permettant aux salariés de reprendre le chemin du travail, heureux d’avoir été entendus, écoutés et surtout reconnus dans leurs droits, tant par la justice que leur employeur.

Une belle victoire à leurs côtés.

Défendre le droit fondamental de la grève.Défendre l’évidence d’une rémunération totale, en contrepartie du travail effe...
16/08/2023

Défendre le droit fondamental de la grève.
Défendre l’évidence d’une rémunération totale, en contrepartie du travail effectué.
Défendre ces salariés grévistes qui réclament simplement leur dû.
Quel honneur.

Source : La Provence, édition Marseille, Parution 15.08.2023.

Nouvelle semaine, nouveaux combats ! 💪🏻💪🏻💪🏻Source : La Provence édition VAUCLUSE-LUBERON.
26/06/2023

Nouvelle semaine, nouveaux combats ! 💪🏻💪🏻💪🏻

Source : La Provence édition VAUCLUSE-LUBERON.

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