06/08/2026
Le droit français des crypto-actifs franchit une nouvelle étape avec le décret du 29 mai 2026. 📌 Il précise à la fois le transfert de propriété et le nantissement, en intégrant plus directement les registres distribués et les automates exécuteurs de clauses.
Premier point clé : le transfert de propriété est désormais mieux cadré selon le mode de conservation. En auto-conservation, le transfert repose sur l’inscription au bénéfice de l’acquéreur dans la technologie de registres distribués, au moment où cette inscription devient irréversible selon le mécanisme de consensus. Avec conservateur, le transfert repose sur l’inscription dans le registre de positions interne.
Second point clé : le nantissement entre dans une logique plus opérationnelle. ⚖️ Le décret admet l’usage d’automates pour la déclaration, la mise en demeure et, dans certains cas, la réalisation du nantissement. Il impose aussi un cadre précis à la partie qui en demande l’usage.
Quatre exigences ressortent nettement : exactitude par rapport au contrat, transparence, conservation des données et identification des parties. Pour les acteurs concernés, la qualité de rédaction contractuelle et la répartition de responsabilité deviennent des sujets centraux. Les retours d’expérience sur ces nouvelles règles méritent d’être suivis de près.
Au-delà des modalités du transfert de propriété et du nantissement de crypto-actifs : l’intégration des atouts numériques de la blockchain dans le droit français