21/05/2024
J'ai l'intention d'arrêter de faire la politique. Trente ans de cette activité dans dans ma vie me parlent. Je dois entendre et tirer les conséquences.
La politique que nous faisons en Afrique n'est pas la politique de nos peuples mais la continuation de la politique répression intimidation anti nationaliste et coloniale. Cette politique construit les Etats qui détestent leurs populations. Elle rend compte aux Etats coloniaux et pas à leur peuple. Nous tirons les peuples d'Afrique vers cette politique née du colonialisme européen. Nous n'avons plus à entretenir cette politique en Afrique.
À l'analyse, elle sert le dominationisme donc la sortie est l'impérieuse nécessité des peuples noirs d'Afrique. Il faut absolument sortir de la vision dominationiste judéo-chrétienne qui n'envisage la société humaine que de manière manichéenne. Cette vision est supportée par les méthodes politiques actuellement usitées où l'on cherche le plus fort ou le plus faible sans égard à l'unificateur, à l'harmosiateur, à l'ordre de l'univers qui guide tout malgré l'aveuglement ou malgré les inversions normatives. Sans égard à la participation des valeurs sociales visibles et invisibles, sans égard à la vision ancestrale universiste négro-africaine.
Comment faire cette politique dans le partisanisme ? Impossible. Car ça sera promouvoir le manichéisme qui produit les violences éternelles de l'Afrique post coloniale.
Nous devons donc travailler sur la nécessité du changement de paradigme visionnel dans l'action des changements sociaux nécessaires à la reconstruction ou au renouvellement de notre mémoire collective africaine. Nous devons travailler à la reconstruction de notre civilisation originelle.
Nous puisons la vision ancestrale négro-africaine dans l'étymologie des langues d'Afrique, dans les pratiques rituelles dont on doit appréhender le sens, dans les techniques et sciences d'Afrique, dans l'histoire réelle de l'Afrique précoloniale.
Cette attitude nouvelle est celle qui m'inspire comme l'action nouvelle et préparatoire de la vision politique de demain. Cette action est culturelle et civilisationnelle. Elle m'appelle comme d'une utilité particulière pour l'Afrique de demain. Cette une action engageante. Elle me semble encore plus politique que les politiques d'aujourd'hui.
Merci de me suivre.
Me Nouga avocat. Administrateur Général du Centre Culturel Bon Ba Mbog.