11/28/2025
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On apprenait cette semaine que 3 promoteurs immobiliers se portaient Ă la rescousse de la crise de lâitinĂ©rance en planifiant la construction de 2500 logements "sans marge de profit". Par le fait mĂȘme, ils dĂ©montrent quâen renonçant au profit, on peut faire de grandes choses! Comme livrer des logements destinĂ©s aux personnes les plus dĂ©munies. Passons sur le fait que le privĂ© se pose ici en sauveur dâune crise dont il est lâun des principaux architectes. Si le cercle vicieux de la dĂ©marche dĂ©range, ce qui dĂ©range encore plus câest la promesse rapide de soutien de la Ville, sans plus de balises ni autres conditions. Car ce type de projet, ce sont justement ceux que portent des groupes locaux et comitĂ©s logements depuis longtemps, dans lâattente dâun financement adĂ©quat et de conditions dâoctroi de terrains similaires. Les terrains publics qui nous appartiennent collectivement ne doivent pas ĂȘtre cĂ©dĂ©s Ă des promoteurs : ils doivent servir Ă dĂ©velopper des logements de propriĂ©tĂ© sociale.
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On sait que les grands promoteurs, notamment ceux du trio, ne respectent pas toujours leurs engagements lorsquâon leur a cĂ©dĂ© des terrains publics pour construire des logements, comme lâa soulignĂ© hier le ComitĂ© logement Ville-Marie au Conseil dâArrondissement. Câest le cas du Groupe Mach qui devait livrer des unitĂ©s en 2023 sur le site de Radio-Canada faute de quoi le terrain devait revenir Ă la ville. Ces logements se font toujours attendre. Alors que la Ville leur a dĂ©jĂ accordĂ© 3 reports, voilĂ que le Groupe Mach fait la manchette avec lâannonce de ce nouveau projet. Devimco (Goulet), quant Ă lui, est en partie responsable de lâabsence de logement social sur le site public de lâhĂŽpital MontrĂ©al Children malgrĂ© son engagement initial Ă sây conformer. Ces groupes ont non seulement participĂ© Ă la crise sur le marchĂ© privĂ©, mais ils ont carrĂ©ment entravĂ© des projets de logements sociaux.
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On prĂ©sente comme une idĂ©e novatrice la proposition des promoteurs d'exĂ©cuter un projet dont la SociĂ©tĂ© d'habitation du QuĂ©bec (SHQ) serait le maĂźtre dâĆuvre. Pourtant, ce modĂšle ressemble fortement Ă ce qui se faisait par le passĂ©, des HLM construits par le privĂ©. Ă l'Ă©poque, câest la SociĂ©tĂ© dâHabitation du QuĂ©bec (SHQ) qui en avait lâinitiative et Ă©tait aux commandes. Actuellement, un renversement sâopĂšre, le gouvernement suit et le privĂ© mĂšne. Les promoteurs se targuent de faire moins cher sans mentionner les conditions gagnantes qui leur sont concĂ©dĂ©es Ă cet effet. Si les mĂȘmes garanties Ă©taient donnĂ©es aux offices dâhabitation, par exemple, elles pourraient rĂ©ussir le mĂȘme âexploitâ. Il sâagit dâune affaire de financement bien plus que dâexpertise. Expertise qui ne fera que se perdre Ă force de sâen remettre au privĂ©. Une sĂ©quence bien connue des politiques nĂ©olibĂ©rales qui organisent lâĂ©chec du public pour justifier le soutien du privĂ©. Comme le rappelle la FLHLMQ, la SHQ a dĂ©jĂ construit 35 000 HLM en 10 ans avec des bĂątisses standardisĂ©es.
Avec de la prĂ©visibilitĂ©, les porteurs de projets de logements sociaux et communautaires, comme les offices pourraient faire moins cher eux aussi. Surtout, sâil y avait un programme HLM gĂ©rĂ© par la SHQ, la SHQ aurait les coudĂ©es franches. Elle ne serait pas soumise aux mĂȘmes embĂ»ches auxquelles font face les offices dâhabitation aux prises avec les contraintes de la Loi sur les citĂ©s en ville qui contribue Ă faire gonfler la facture. Les besoins sont lĂ , Ă un tel point que mĂȘme les promoteurs se lancent dans le bal philanthropique. AprĂšs tout, lâitinĂ©rance nuit aux affaires et au âclimat dâinvestissementâ, apprenait-on dans la Presse.
On apprend dans ce mĂȘme article que « dans ce magma de dĂ©tresse, il y a aussi une frange dâitinĂ©rants, plus rĂ©cente, constituĂ©e de gens Ă©vincĂ©s en raison de la hausse des loyers. Ceux-lĂ sont moins « poquĂ©s » et plus aptes Ă ĂȘtre autonomes en appartement. (âŠ)Et câest pour eux que trois promoteurs â le Groupe Mach, Devimco et Cogir Immobilier â veulent construire des logements. ». Sur ce point, on est en droit de se demander combien de ces Ă©vincé·es Ă©taient des locataires des logements appartenant Ă ces dits groupes bienfaiteurs qui se sont enrichis sur cette crise? đđšđŠđđąđđ§ đšđ§đ đÌđđÌ đÌđŻđąđ§đđÌđŹ đđ§ đ«đđąđŹđšđ§ đđ đ„đ đ đđ§đđ«đąđđąđđđđąđšđ§ đđ đ„đđźđ« đŠđąđ„đąđđź đđ đđ đ„đ đĄđđźđŹđŹđ đđđŹ đ„đšđČđđ«đŹ đđ§đŻđąđ«đšđ§đ§đđ§đđŹ đąđ§đđźđąđđŹ đ©đđ« đđđŹ đ©đ«đšđŁđđđŹ đąđŠđŠđšđđąđ„đąđđ«đŹ đ©đšđ«đđÌđŹ đ©đđ« đđđŹ đŠđÌđŠđđŹ đ©đ«đšđŠđšđđđźđ«đŹ? Surtout, pourquoi cette aide serait-elle assortie dâune catĂ©gorie de personnes Ă aider? Les personnes Ă©vincĂ©es dâil y a 2 ans toujours Ă la rue sont-elles irrĂ©cupĂ©rables ? Et celles dâil y a 5 ans ? Qui dĂ©cidera des personnes dignes de recevoir un logement? Pourquoi les promoteurs auraient voix au chapitre sur la priorisation ? Nây a-t-il pas 16 0000 mĂ©nages en attente dâun HLM Ă MontrĂ©al depuis en moyenne 5 ans ans qui mĂ©ritent une place ? Est-ce Ă dire quâil nây pas de plan pour les âpoquĂ©sâ, car pour ceux-lĂ , les promoteurs ne peuvent rien ?
đđ§ đđđđ, đđŹđ-đšđ§ đŠđźÌđ«đŹ đ©đšđźđ« đźđ§ đ©đ«đšđ đ«đđŠđŠđ đđđ đȘđźđÌđđÌđđšđąđŹ? Tout porte Ă croire que oui! Câest mĂȘme urgent!
Il faut aussi des programmes qui fonctionnent pour une diversitĂ© de logements sociaux, dont des OSBL qui offrent un soutien communautaire pour accompagner des personnes en situation dâitinĂ©rance dans leur retour en logement.