04/17/2026
L’histoire du roi Salomon devrait guider davantage le système de justice en droit de la famille :
Deux femmes se disputent un bébé. Pour trancher, il propose de couper l’enfant en deux. Une accepte… l’autre refuse et préfère abandonner son droit plutôt que de mettre l’enfant en danger.
Salomon comprend alors que la vraie mère, c’est celle qui pense d’abord au bien-être de l’enfant. Il confie donc l’enfant à celle qui démontre, par ses paroles et ses gestes, qu’elle est véritablement soucieuse de sa vie et de son bien-être, même au prix de renoncer à ses droits.
Cette histoire, vieille de plusieurs siècles, reste étonnamment actuelle en droit de la famille.
Aujourd’hui, on parle souvent de garde partagée « égale » comme étant la solution idéale. Mais dans les faits, ce n’est pas toujours ce qui est le mieux pour l’enfant.
Un enfant, ce n’est pas un calcul 50/50.
Selon son âge, son développement, son niveau d’attachement et sa réalité, il peut avoir besoin davantage d’un parent à certains moments. Et parfois, imposer une égalité stricte entre les parents peut créer de l’instabilité ou aller à l’encontre de ses besoins réels.
L’objectif n’est pas que ce soit “égal” pour les parents.
L’objectif, c’est que ce soit adapté et sécurisant pour l’enfant.
Comme l’avait compris Salomon : la vraie justice ne consiste pas à couper en deux… mais à voir ce qui est réellement dans l’intérêt de l’enfant.