03/06/2026
Je me dois de répondre à une publication sur Facebook me concernant, rédigée par l’actuelle présidente de l’Association de la sépulture musulmane au Québec sur son profil personnel.
Cette publication joint deux captures d’écran me montrant en rencontre privée avec Paul Saint-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois.
Au fil des dernières années, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec la majorité des partis politiques au Québec au sujet d’un enjeu qui me tient profondément à cœur : l’explosion de violence chez les jeunes Québécoises et Québécois. Dans ce cadre, je me suis entretenu avec le chef péquiste. Il l’a fait pour écouter notre vécu et mieux comprendre les réalités des communautés maghrébines.
Je trouve admirable qu’un politicien prenne le temps de rencontrer des citoyens sans caméras et sans mise en scène médiatique, simplement pour écouter et comprendre. Loin de constituer tartufferie, il s’agit d’une démarche tant sérieuse que sincère et empreinte tant d’empathie que du désir de comprendre autrui, surtout lorsqu’on aspire à la gouvernance. C’est tout à son honneur ainsi qu’à celui du parti qu’il dirige.
Les propos rapportés par des médias concernant l’immigration ont été mal interprétés et méritaient d’être nuancés. Dans la vie de tous les jours comme en politique, rien n’est noir ou blanc. Cela dit, ce n’était pas le principal objet de notre seconde rencontre. Celle-ci se voulait plutôt un suivi sur les questions impliquant la jeunesse québécoise.
Je termine en rappelant que les Québécoises et Québécois de confession musulmane observent actuellement le mois du Ramadan. Cette année, le Ramadan musulman coïncide également avec le Carême chrétien. Ces deux traditions spirituelles invitent au même chemin, soit celui de la réflexion, de la paix, de la compassion et de l’humilité.
Dans un contexte international déjà très préoccupant, il est d’autant plus essentiel de préserver la paix sociale ici, chez nous, au Québec. Dans une société libre et démocratique, les débats et le dialogue doivent demeurer sains, respectueux et constructifs. Dans cet esprit, plutôt que d’alimenter les divisions, ces moments devraient nous encourager à privilégier la paix sociale, le dialogue, le calme et l’amour de son voisin.
—Nazar Saaty, avocat