09/01/2026
Le Collège LaSalle obtient la protection de ses créanciers après des pénalités de près de 30 millions de dollarsLe Collège LaSalle, à Montréal, fait face à une importante crise financière dans le cadre d’un litige avec le gouvernement du Québec.L’établissement s’est vu imposer près de 30 millions de dollars en pénalités pour avoir dépassé le nombre d’étudiants autorisés à suivre certains programmes en anglais durant les années scolaires 2023-2024 et 2024-2025.Ces limites découlent des mesures adoptées par le Québec afin de renforcer la protection du français.Mais il y a un élément particulièrement intéressant dans cette histoire.Selon le Collège LaSalle, lorsqu’il a officiellement reçu son nouveau quota en février 2023, son processus d’admission internationale était déjà largement avancé.Plus de 700 étudiants internationaux avaient même déjà obtenu leur CAQ, délivré par le gouvernement du Québec.Autrement dit, le gouvernement avait autorisé ces étudiants internationaux à venir étudier au Québec, alors que le Collège s’est ensuite retrouvé pénalisé pour avoir dépassé les nouvelles limites imposées aux programmes en anglais.La situation financière est devenue suffisamment sérieuse pour que le Collège LaSalle demande et obtienne la protection de ses créanciers.Attention : cela ne signifie pas que le Collège a déclaré faillite ou qu’il fermera ses portes demain.Cette protection lui permet plutôt de poursuivre ses activités pendant qu’il tente de restructurer sa situation financière, sous la supervision du tribunal.Et derrière ce conflit, il y a évidemment des milliers d’étudiants et des centaines d’employés.Cette situation soulève donc une question beaucoup plus large pour le Québec.Lorsqu’il faut trouver un équilibre entre la protection du français, l’inclusion, l’attraction des étudiants internationaux et la croissance économique, où devrait-on tracer la ligne?La protection du français doit-elle primer, même lorsque les conséquences économiques peuvent être importantes?Ou peut-on protéger le français tout en maintenant un Québec ouvert, inclusif et compétitif à l’international?J’aimerais vraiment connaître votre opinion.