15/01/2026
🇧🇯🇨🇲 Pendant qu’au Bénin, l’attention est rivée sur la CENA et les tendances électorales, le Cameroun ouvre un autre front du débat démocratique.
À l’approche des élections municipales et législatives de 2026, le gouvernement camerounais impose une nouvelle condition aux candidats :
👉🏽 l’attestation de conformité fiscale.
L’opposition (FDC) saisit le Conseil constitutionnel, estimant que cette exigence ne figure pas dans le Code électoral et pourrait exclure injustement certains candidats.
⚖️ Juridiquement, la question reste et demeure sérieuse.
En droit électoral, les règles sont claires :
Les conditions d’éligibilité doivent être strictement prévues par la loi ;
L’administration ne peut pas ajouter de nouvelles barrières par simple décision administrative.
👉🏽 Exiger un document non prévu par la loi, c’est risquer :
-une violation du principe de légalité,
- une atteinte au droit de se porter candidat,
et un affaiblissement du pluralisme politique.
Dans un contexte déjà marqué par des prorogations répétées de mandats, cette mesure pose une question essentielle 👇🏽
🗳️ Les élections doivent-elles être filtrées par l’administration ou ouvertes par la loi ?
Le Conseil constitutionnel est désormais face à une responsabilité majeure :
protéger l’égalité entre candidats et préserver l’intégrité du jeu démocratique.
🔎 Au fond, ce débat dépasse le Cameroun.
Il interroge une réalité commune à nos démocraties africaines :
➡️ la transparence ne commence pas seulement dans les urnes, mais dès l’accès à la compétition électorale.