Nourou De Welz ZANNE

Nourou De Welz ZANNE Étudiant juriste

22/04/2021

Vous avez envie de rédiger un mémoire de qualité, mais vous ne savez pas par où commencer ? Pas de panique, nous vous donnons les 8 étapes clés pour trouver un bon sujet de mémoire. Que vous soyez en licence, en master ou en doctorat, ces conseils vous aideront à choisir un sujet qui vous pa...

06/09/2020

Grand P:

« Un jour, ma mère m'a dit un mot que je ne vais jamais oublier : « fils, inchalla un jour viendra le monde parlera de toi » paix à ton âme Maman chérie je t’aime fort »

(grand P et sa défunte mère)

19/07/2020

LES ONZE PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA JUSTICE

🔵 La séparation des pouvoirs

Mis en pratique dans les démocraties, le principe de séparation des pouvoirs vise à séparer les différentes fonctions de l’État, afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de missions souveraines.

Depuis l’époque révolutionnaire chacun des pouvoirs a une fonction bien spécifique :

🔸Le pouvoir législatif vote les lois.

🔸Le pouvoir exécutif est chargé d’exécuter les lois.

🔸Le pouvoir judiciaire veille à l’application des lois.

🔴 L’accès au droit

L’accès au droit correspond à l’idée selon laquelle, en dehors de tout procès, toute personne doit pouvoir connaître ses droits et ses obligations et être informée sur les moyens de les faire valoir ou d’exécuter ses obligations.

🔵 L’accès à la justice

L’accès à la justice est un droit fondamental consacré par divers instruments juridiques nationaux et internationaux.

La Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui se présente dans son domaine comme l’idéal à atteindre par les Peuples et les Nations, dispose en son article 8 que :

« Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi ».

🔴 La gratuité de la justice

Les magistrats ne sont pas rémunérés par les justiciables mais par l’État.

Mais cela ne signifie pas que les parties n’auront rien à payer dans le cadre d’un procès, qui peut entraîner des frais plus ou moins importants, selon l’affaire à juger, sa nature et sa complexité.

Ces frais correspondent aux frais de procédure et aux honoraires des auxiliaires de justice : avocat, huissier de justice, expert judiciaire.

Pour permettre aux personnes sans ressources ou ayant des ressources modestes d’engager un procès ou de se défendre devant la justice, la loi a créé une aide financière : l’aide juridictionnelle, prise en charge par l’État.

🔵 L’indépendance et la neutralité de la justice

Le juge, lorsqu’il prend une décision, doit appliquer la règle de droit sans se laisser influencer par des pressions extérieures, et notamment des pressions politiques, ou par ses propres opinions ou préjugés.

Ce principe figure dans la Constitution de la Vème République du 4 octobre 1958.

🔴 L’appel et le double degré de la juridiction

Toute personne dont l’affaire a été jugée en premier ressort peut demander, si elle n’est pas d’accord avec la décision rendue, que son affaire soit réexaminée.

Le recours, appelé « appel » s’exerce devant une juridiction de degré supérieur : la cour d’appel.

🔵 Le contrôle de l’application du droit

Lorsqu’une personne, partie à un procès, n’est pas satisfaite de la décision rendue par une cour ou un tribunal statuant en « dernier ressort », la loi prévoit qu’elle peut exercer un dernier recours, appelé pourvoi en cassation.

Ce recours permet de vérifier que le droit a été correctement appliqué.

Il s’exerce devant la Cour de cassation pour les affaires judiciaires et devant le Conseil d’État pour les affaires administratives.

🔴 La publicité des décisions de justice

Ce principe, consacré par la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, inséré dans les Codes de procédure judiciaire, permet à tout citoyen de pouvoir vérifier dans quelles conditions les décisions de justice sont rendues.

🔵 La motivation des décisions de justice

Les juges ont l’obligation de motiver leur décision, c’est-à-dire d’expliquer les raisons de fait et de droit qui les ont conduits à rendre cette décision.

En cas de désaccord avec les motifs de la décision, le justiciable peut alors s’appuyer dessus pour la contester et exercer un recours.

🔴 Le droit à un procès équitable

Toute personne a droit d’être jugée par un juge indépendant et impartial, dans le cadre d’un procès équitable.

Le juge prendra sa décision, en application du droit, après avoir entendu chacune des personnes concernées, dans le respect des règles de la procédure.

🔵 La fixité et la permanence de la justice

🔸La fixité signifie que les tribunaux et les Cours sont établis en un lieu fixe où le justiciable peut s'adresser.

Cependant, les magistrats peuvent aussi être amenés à se déplacer hors des palais de justice notamment pour tenir des audiences foraines.

🔸La permanence signifie que le service de la justice est assuré de façon continue, y compris les jours fériés et les dimanches pour une intervention en cas d'urgence.

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18/07/2020

COMMENT RÉSOUDRE UN CAS PRATIQUE EN DROIT

L'objectif d'un cas pratique est d'apprécier votre aptitude au raisonnement juridique et à la mobilisation de connaissances. Le cas pratique est l'application juridique du syllogisme.

Le syllogisme est un raisonnement qui se compose de trois étapes :
• La majeure
• La mineure
• La conclusion

En effet le syllogisme juridique à appliquer à un fait la règle de droit adéquate pour en déduire la solution au problème de droit.

• La majeure : Il s'agit de la règle de droit. Il faut la déduire du problème de droit qui se pose. Elle se compose d'un ou de plusieurs articles de loi, de la jurisprudence, voire des positions adoptées par la doctrine.

• La mineure : Il s'agit des faits de l'espèce. Ils doivent être qualifiés avec des termes juridiques.
Brièvement la qualification des faits consiste à les faire rentrer dans une catégorie juridique existante, afin de leur appliquer un régime juridique.

• La conclusion : Il s'agit d'appliquer la règle de droit aux faits de l'espèce pour en tirer les conséquences juridiques.

Première étape : La lecture du sujet

• Lisez attentivement une première fois les faits qui vous sont énoncés pour avoir une vue d'ensemble des thématiques abordées.
• Repérez les éléments inutiles ou superflus pour les écarter.
• Repérez les éléments essentiels que vous devez retenir.
• Prenez une feuille de brouillon et classez les faits par ordre chronologique.

Deuxième étape : La qualification et le résumé des faits ( mineure du syllogisme )

• Vous devez d'abord qualifier les faits et les prétentions des parties, c'est-à-dire leur donner une forme juridique.
• Les qualifications établies au brouillon, résumez les faits au propre en adoptant une démarche chronologique et précise, sans oublier les éléments essentiels et sans extrapoler.

Troisième étape : La détermination du problème de droit

Une fois le résumé des faits achevé, vous devez déterminer le problème de droit.
• Il vous appartient donc de problématiser les faits, c'est-à-dire de rechercher ce qui pose juridiquement problème dans le cas exposé et de le transcrire en une formule interrogatoire.

Quatrième étape : L'identification des règles de droit applicables ( Majeure du syllogisme )

• Votre problème posé, vous devez dégager puis présenter les règles de droit applicables aux faits de l'espèce.

Une façon pertinente de faire est la suivante :

1. La définition succinctes des termes,
2. Les règles applicables,
3. Les conditions de mise en œuvre de ces règles (notamment de preuve) et exceptions,
4. Les effets juridiques de ces règles,
5. La jurisprudence,
6. La doctrine

Cinquième étape : L'application aux faits et la résolution du cas ( conclusion du syllogisme )

C'est la dernière étape du cas pratique. Il s'agit tout simplement d'énoncer les conséquences juridique de l'application de la règle de droit aux faits.
• C'est la conclusion de votre devoir, vous devez appliquer les règles de droit exposées au cas concret.
• Vous devez envisager l'ensemble des réponses possibles afin de ne pas être pénalisé, la solution n'est pas forcément positive.
• Vous devez être clair, précis et motiver suffisamment les réponses.

Voici quelques conseils de rédaction qui pourront vous aider.

Premier conseil : Faire un plan

Dans la majorité des cas pratiques, il y a plusieurs problématiques, plusieurs questions qui se posent. N'hésitez pas, dans votre cas, à faire un plan qui fera ressortir ces différentes problématiques. Le premier titre de votre plan correspondra à la première question, le deuxième titre correspondra à la deuxième question, etc...
Encore une fois, l'idée est de montrer au correcteur que vous avez bien compris le sujet et toutes les questions que contient le cas pratique.

Deuxième conseil : Faire des phrases courtes

• Dans un cas pratique, vous ne serez pas jugé sur votre style littéraire, mais bien sur votre compréhension du cas.
• Dès lors, il n'est d'aucune utilité de faire de longues phrases ou d'employer des mots compliqués. Ce serait même contre-productif car le correcteur aurait alors du mal à suivre votre raisonnement.
• Préférez les phrases courtes et allez à l'essentiel.

Troisième conseil : Aérer sa copie et sauter des lignes

Pour donner plus de clarté à votre copie, vous devriez :
• Il faut aller à la ligne à chaque étape de votre cas pratique.
• Il faut sauter une ligne entre chaque syllogisme juridique.

Pour nous encourager, merci de partager, commenter et inviter vos amis à aimer la page.

01/04/2020

Le monde footballistique en deuil
Le franco-senegalais, ancien joueur et président de l'Olympique Lyonnais (premier africain noir à présider dans un club européen) vient de nous quitter suite à la pandémie du Corona virus. C'est aussi le premier décès suite à cette pandémie enregistré au Sénégal. Nous présentons nos sincères condoléances à la nation sénégalaise ainsi qu'au monde entier. Que Dieu nous donne la force de vaincre cette pandémie qui ne cesse de nous importuner tous les jours 🙏

27/03/2020

L'arrêt Blanco du 08 février 1873 🤗

La fiche d'arrêt ✍🏽📖

L’arrêt Blanco (Tribunal des conflits, 8 février 1873, 00012) est un arrêt bien connu des juristes. Il est même considéré comme le fondement du droit administratif.

Dans cet arrêt, le tribunal des conflits a affirmé que la responsabilité de l’Etat devait être apprécié non pas selon les règles du droit civil, mais selon des règles spéciales.

La spécificité du droit administratif est donc consacrée ; l’activité de l’État doit être régie selon un droit spécifique, distinct du droit civil.



Les faits de l’arrêt Blanco

Une enfant est blessée par un wagon poussé par des employés d’une manufacture de tabac, exploitée en régie par l’Etat.

Afin d’obtenir des dommages-intérêts, le père de l’enfant intente une action en responsabilité contre l’Etat, représenté par le préfet de la Gironde, sur le fondement des anciens articles 1382 et suivants du Code civil.

Selon le père, l’Etat était donc civilement responsable du dommage causé par les employés de la manufacture de tabac.

Point important : le père intente son action devant la juridiction judiciaire (en l’occurrence, à l’époque, le tribunal civil de Bordeaux).



La procédure

Le 29 avril 1872, le préfet de la Gironde propose un déclinatoire de compétence. Autrement dit, le préfet estime que le litige relève non pas de la juridiction judiciaire, mais de la juridiction administrative. Il demande donc au tribunal civil de Bordeaux de décliner sa compétence (c’est-à-dire de se déclarer incompétent).

Pour autant, le 17 juillet 1872, le tribunal civil de Bordeaux rejette le déclinatoire de compétence ; il s’estime compétent pour trancher le litige.

Le 22 juillet 1872, le préfet décide de prendre un arrêté de conflit. Un arrêté de conflit est une décision préfectorale qui oblige la juridiction judiciaire à surseoir à statuer jusqu’à ce que le tribunal des conflits règle la question de la compétence. En conséquence, le 24 juillet 1872, le tribunal civil de Bordeaux doit surseoir à statuer sur la demande.

Dans un tel cas, on dit que le conflit est “élevé“. Il s’agit d’un conflit positif ; malgré l’avis contraire de l’administration, la juridiction judiciaire estime être compétente pour trancher le litige. Il revient alors au tribunal des conflits, dont le rôle est de trancher les différends relatifs à la compétence du juge administratif ou du juge judiciaire, de résoudre le conflit.



Le problème de droit

La question à laquelle le tribunal des conflits devait répondre était donc la suivante : les juridictions judiciaires sont-elles compétentes pour connaître des dommages causés par les services publics de l’Etat ? Ou au contraire ces dommages sont-ils de la compétence des juridictions administratives ?



La solution de l’arrêt Blanco

Dans son arrêt Blanco du 8 février 1873, le tribunal des conflits affirme que :

“la responsabilité, qui peut incomber à l’Etat, pour les dommages causés aux particuliers par le fait des personnes qu’il emploie dans le service public, ne peut être régie par les principes qui sont établis dans le Code civil, pour les rapports de particulier à particulier” ; et que “cette responsabilité n’est ni générale, ni absolue ; qu’elle a ses règles spéciales qui varient suivant les besoins du service et la nécessité de concilier les droits de l'État avec les droits privés”.

Ainsi, le tribunal des conflits : retient la responsabilité de l’Etat à raison des dommages causés par des employés de services publics
mais précise qu’il ne s’agit pas d’une responsabilité civile. En effet, la responsabilité de l’Etat doit être appréciée selon les règles du droit administratif.

En conséquence, le tribunal des conflits consacre la compétence des juridictions administratives pour connaître des dommages causés par des services publics.

Selon les termes de l’arrêt, “l’autorité administrative est seule compétente pour en connaître”, mais il faut comprendre le terme d'”autorité” dans le sens de “juridiction”.

Est donc consacré un lien entre le droit applicable (le droit administratif) et la compétence des juridictions administratives ; en principe, la compétence des juridictions administratives se déduit de l’application, dans un litige donné, du droit administratif. On dit que “la compétence suit le fond”.

Il faut bien comprendre que le critère de la compétence des juridictions administratives est le service public. En effet, dans ses conclusions, le commissaire du gouvernement David affirme que « quelque ressemblance que le service des Tabacs puisse offrir avec l’industrie privée, il n’en est pas moins un service public comme les autres dans la gestion desquels l’Etat agit toujours comme puissance publique ».

Au final, on peut résumer les apports de l’arrêt Blanco de la manière suivante :

- Le droit civil ne s’applique pas à l'État et à ses services publics ;
- l'État est responsable des fautes commises par les employés de ses services publics (l’arrêt Blanco met donc fin au principe de l’irresponsabilité de l’État) ;
- Il ne s’agit pas d’une responsabilité civile, mais d’une responsabilité administrative ;
- Ce sont les juridictions administratives qui sont compétentes pour en connaître.


La portée de l’arrêt Blanco

Si l’arrêt Blanco est bien entendu un arrêt majeur du droit administratif, sa portée doit toutefois être relativisée.

En particulier, le service public n’est plus le seul critère de répartition de la compétence entre les juridictions judiciaires et les juridictions administratives.

En effet, depuis un arrêt Société commerciale de l’Ouest africain du 22 janvier 1921, ce sont les juridictions judiciaires qui sont compétentes pour l’activité des services publics industriels et commerciaux.

Il existe en effet deux types de services publics : les services publics administratifs et les services publics industriels et commerciaux. Tout service public est présumé administratif, mais un service public peut être considéré comme industriel et commercial si :

- son objet est semblable à celui d’une entreprise privée ;
- il est géré comme une entreprise privée ;
- il puise l’essentiel de ses ressources financières dans les redevances payées par les usagers.

La conséquence de cette distinction est que les services publics industriels et commerciaux appliquent le droit civil, et non le droit administratif, dans leurs relations avec les usagers. De plus, comme nous le dit l’arrêt Société commerciale de l’Ouest africain, ils relèvent de la compétence du juge judiciaire.

En ce qui concerne les services publics gérés par des personnes privées, ils relèvent en principe des juridictions judiciaires, sauf si le gestionnaire dispose de prérogatives de puissance publique (CE, 23 mars 1983, S.A. Bureau Véritas et autres) (auquel cas ils relèvent des juridictions administratives).

Par ailleurs, dans certains domaines, c’est la loi qui détermine les juridictions compétentes. On peut citer comme exemple la loi du 31 décembre 1957 attribuant compétence aux tribunaux judiciaires pour statuer sur les actions en responsabilité des dommages causés par tout véhicule et dirigés contre une personne de droit public. A ce titre, le wagon de l’arrêt Blanco pouvant être considéré comme un véhicule, si des faits similaires avaient lieu aujourd’hui, ce sont les juridictions judiciaires qui seraient déclarées compétentes.

Enfin, même si l’arrêt Blanco a mis fin au principe d’irresponsabilité de l’État, il faut souligner qu’il existe toujours des domaines dans lesquels l’État est irresponsable. Par exemple, les opérations militaires ne peuvent pas, en principe, engager la responsabilité de l’État (CE, 23 juillet 2010, Société Touax).

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09/02/2020

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