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Quid: la mort civile     La mort civile constitue une sanction juridique ancienne, aujourd’hui abolie, qui entraînait la...
02/09/2025

Quid: la mort civile

La mort civile constitue une sanction juridique ancienne, aujourd’hui abolie, qui entraînait la perte totale de la personnalité juridique d’un individu, bien qu’il demeure vivant physiquement. Elle se traduisait par une incapacité générale: le sujet frappé de mort civile ne pouvait ni exercer ses droits civils, ni transmettre ou recevoir des biens, ni ester en justice, ni contracter mariage. Il devenait, en droit, une personne juridiquement inexistante.
Codifiée à l’article 25 du Code civil napoléonien, cette peine était principalement appliquée aux condamnés à des peines perpétuelles ou aux religieux ayant prononcé des vœux définitifs, considérés comme « morts au monde ». Elle s’inscrivait dans une logique de réprobation sociale et d’exclusion totale du corps civique.
Toutefois, cette mesure fut progressivement jugée contraire aux principes fondamentaux du droit, notamment à la dignité de la personne humaine et au droit à la réinsertion. Elle fut abrogée en droit français par la loi du 31 mai 1854. Si la mort civile n’existe plus en tant que peine, certaines situations contemporaines , telles que la mise sous tutelle ou la déchéance de droits civiques peuvent en rappeler les effets, en privant partiellement l’individu de sa capacité juridique et de sa pleine citoyenneté.

Quid: la mort civile    La mort civile constitue une sanction juridique ancienne, aujourd’hui abolie, qui entraînait la ...
02/09/2025

Quid: la mort civile

La mort civile constitue une sanction juridique ancienne, aujourd’hui abolie, qui entraînait la perte totale de la personnalité juridique d’un individu, bien qu’il demeure vivant physiquement. Elle se traduisait par une incapacité générale: le sujet frappé de mort civile ne pouvait ni exercer ses droits civils, ni transmettre ou recevoir des biens, ni ester en justice, ni contracter mariage. Il devenait, en droit, une personne juridiquement inexistante.
Codifiée à l’article 25 du Code civil napoléonien, cette peine était principalement appliquée aux condamnés à des peines perpétuelles ou aux religieux ayant prononcé des vœux définitifs, considérés comme « morts au monde ». Elle s’inscrivait dans une logique de réprobation sociale et d’exclusion totale du corps civique.
Toutefois, cette mesure fut progressivement jugée contraire aux principes fondamentaux du droit, notamment à la dignité de la personne humaine et au droit à la réinsertion. Elle fut abrogée en droit français par la loi du 31 mai 1854. Si la mort civile n’existe plus en tant que peine, certaines situations contemporaines , telles que la mise sous tutelle ou la déchéance de droits civiques peuvent en rappeler les effets, en privant partiellement l’individu de sa capacité juridique et de sa pleine citoyenneté.

La mort civile demain à 10 GMT
01/09/2025

La mort civile demain à 10 GMT

05/08/2025

sujet : Les limites au Droit de propriété
Demain à 10h30 GMT

Le droit de propriété, défini à l’article 544 du Code civil, confère au titulaire la jouissance d’un bien, qu’il soit me...
03/08/2025

Le droit de propriété, défini à l’article 544 du Code civil, confère au titulaire la jouissance d’un bien, qu’il soit meuble ou immeuble, dans les limites fixées par la loi. Pour les biens meubles, l’étendue du droit ne pose généralement pas de difficulté: les objets sont individualisés et identifiables. Toutefois, des complications surgissent lorsque plusieurs biens sont mélangés ou incorporés, appartenant à des propriétaires distincts. Dans ces cas, le Code civil prévoit des règles d’accession mobilière: par adjonction (art. 566-569), spécification (art. 570-572), ou mélange (art. 573), permettant de déterminer à qui revient la propriété du bien résultant. Ces mécanismes visent à concilier les droits concurrents tout en évitant l’enrichissement injustifié.
‎ En revanche, pour les biens immeubles, l’étendue du droit est plus complexe. L’article 552 du Code civil dispose que la propriété du sol emporte celle du dessus et du dessous, sous réserve des servitudes, des règles d’urbanisme et des contraintes environnementales. Le propriétaire peut donc construire, planter ou exploiter son terrain, mais dans le respect des normes légales. Le droit d’accession immobilière permet au propriétaire du sol de revendiquer tout ce qui s’y incorpore, naturellement (art. 556-563) ou artificiellement (art. 553). Toutefois, lorsque les matériaux ou les plantations appartiennent à un tiers, des règles spécifiques s’appliquent selon la bonne ou mauvaise foi du constructeur (art. 554-555). Le propriétaire du sol peut être tenu d’indemniser le tiers ou, à l’inverse, exiger la démolition des ouvrages.
‎ Ainsi, l’étendue du droit de propriété ne se limite pas à la possession matérielle: elle s’accompagne de mécanismes d’accession, de présomptions légales et de limites destinées à préserver l’équilibre entre les droits des parties. Ce droit, bien que fondamental, est encadré pour éviter les abus et garantir une coexistence harmonieuse des intérêts patrimoniaux.

03/08/2025

Sujet: l'étendue du droit de propriété.
Ce soir à partir de 21h30 GMT

La procédure d’injonction de payer en droit OHADA‎‎La procédure d’injonction de payer est une voie judiciaire simplifiée...
02/08/2025

La procédure d’injonction de payer en droit OHADA

‎La procédure d’injonction de payer est une voie judiciaire simplifiée, encadrée par les articles 2 à 18 de l’AUPSRVE (Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution). Elle permet à un créancier de solliciter une décision exécutoire sans débat contradictoire , dès lors que sa créance présente les caractères de certitude, liquidité et exigibilité, et repose sur une cause contractuelle ou sur un effet de commerce ou chèque impayé .

‎Le créancier saisit par requête le président du tribunal compétent, accompagnée des pièces justificatives. Si les conditions sont réunies, le juge rend dans les trois jours une ordonnance d’injonction de payer, signifiée au débiteur dans un délai de trois mois, sous peine de caducité. Le débiteur peut alors soit payer, soit former opposition dans un délai de dix jours.
‎L’opposition ouvre une phase contradictoire précédée d’une tentative obligatoire de conciliation, suivie, en cas d’échec, d’un jugement de fond. Si aucune opposition n’est formulée ou si elle est rejetée, l’ordonnance devient titre exécutoire après apposition de la formule exécutoire.
‎Cette procédure, destinée au recouvrement rapide et sécurisé des créances civiles et commerciales, illustre l’objectif de célérité, simplification et efficacité judiciaire au cœur du système OHADA. Elle constitue une alternance pragmatique au contentieux classique, contribuant à la consolidation du climat des affaires dans l’espace communautaire.

01/08/2025

la procédure d'injonction de payer .
demain à partir de 10H30 GMT

29/07/2025

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Soumaila Niampa, Boubacar Samaké, Oumar Doumbia, Boureima Karembe, Belco Perou, Mick Josoa, Bekaye Sidibe, Sony Petitlouis, Maître Mak, Gerardnoel Souciente, Ousmane Bamogo, Benjamin Kaba Mwana Mboka, Nassour Abba Kolo, Jeff Kwilu, Philly Junior Mpanzu, Bruznel Mababidi, Vonintsoa Sanyah, Karl Diop, Firmin Pascal Ikabanga, David Lelo, Alinho Le Pétrolier Riche, Tefiniaina Fanilo Anjarasoa, Mahamadou Abba Yahaya, El Ninah'thelie, Bah Kone, Patrick Hervé, Miangola Mia RD, Richmine Latounde, Kitoko Merovin, Fanantenana Florencia Rakotondrasoavina, Somptueux Intègre Atongwe Aninamwire

L'engagement unilatéral de volonté L’engagement unilatéral de volonté est un acte juridique par lequel une personne s’ob...
28/07/2025

L'engagement unilatéral de volonté
L’engagement unilatéral de volonté est un acte juridique par lequel une personne s’oblige seule envers une autre, sans qu’il y ait accord de volonté comme dans un contrat. Contrairement à d’autres actes unilatéraux (testament, reconnaissance, renonciation), il crée une obligation juridique à la charge de son auteur. Cette théorie, défendue notamment par Siegel et Saleilles, repose sur l’idée que la seule volonté du débiteur peut suffire à créer un lien obligatoire.
‎En droit français, cette notion reste controversée. Le Code civil ne l’a pas expressément consacrée comme source autonome d’obligations, bien que certaines jurisprudences l’aient admise dans des cas particuliers: promesse de récompense, engagements de l’employeur, transformation d’une obligation naturelle en obligation civile. Toutefois, la validité d’un tel engagement dépend souvent de son acceptation par le bénéficiaire ou de son intégration dans un cadre contractuel.
‎Certains actes, comme la stipulation pour autrui ou les titres au porteur, peuvent s’expliquer sans recourir à cette théorie. En pratique, l’engagement unilatéral est reconnu de manière exceptionnelle, notamment en droit social ou commercial, mais il ne constitue pas une source générale d’obligations dans le droit positif français.

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