19/06/2016
Après avoir lu et partagé le texte de Monsieur Eric-Emmanuel SCHMITT concernant le massacre, la tuerie imbécile (elles le sont toujours) commise à Orlando, USA,
Au vu du fait :
Qu’il y avait déjà plus de 5000 commentaires relatifs à ce texte de tolérance… Et que ces commentaires allaient : de la phrase de soutien, de réconfort, de l’appel au vivre ensemble… à l’amalgame, la bêtise, l’intolérance et même… la violence. Par exemple : c’est bien fait pour ces PD,…et les morts en Irak et en Syrie à cause des américains alors hein ???..., les intellectuels, ils sont là quand c’est des CHARLIE, des PD, mais pour les terroristes qui tuent à cause de vous…il n’y a plus personne… etc…, etc,…
Je me suis permis de rédiger un commentaire.
Mon intention, très modestement, est de dire simplement :
Il n’est pas et il n’est jamais question de débattre, de discuter sur qui a été abattu froidement. Il n’y a pas à se poser la question de savoir si un fanatique, un tueur fou, un tueur de sang froid, un raciste, un stupide, un génie, un catholique, un juif, un musulman, un boudhiste, un athée, un agnostique, un homophobe, un raciste, un tolérant devenu intolérant, un Monsieur tout le monde cherchant la célébrité, …etc… a décidé de tuer des homosexuels, des religieux, des athées, des femmes parce qu’elles sont des femmes, des croyants, des joueurs de football, des avocats, des juges, des maraîchers, des jeunes, des vieux, des porteurs de lunettes, des aveugles, des marcheurs, des cyclistes, des motards, des ceci ou cela … des gens, des humains, que malheureusement notre société « classe » de plus en plus : vous êtes ce type de personne…point barre !!! La lutte des « classes », n’existe que si l’on accepte d’être classé. L’on accepte, voire on aime être classé….quand on s’estime surclassé !
Voici le texte de Monsieur SCHMITT :
MASSACRE À ORLANDO (par Eric-Emmanuel Schmitt via Facebook)
Comme vous, sans doute, je ne sais plus quelle horreur commenter ! Il s’en produit tous les jours et il ne faudrait surtout pas considérer qu’en choisir une revient à ignorer les autres.
La lâche, stupide et monstrueuse fusillade d’Orlando, ce dimanche, dans un club gay et lesbien m’a laissé sans voix. Un forcené a tué une cinquantaine d’individus qui dansaient, chantaient, buvaient, s’amusaient, tant le bonheur des autres lui était insupportable — voire le bonheur tout court. Il a abattu des gens qui avaient dû se battre, et devront se battre encore, pour obtenir des droits civiques. Il a massacré des combattants pour la liberté, mais à un moment où ils étaient sans armes, bien sûr…
C’est une attaque contre la liberté elle-même, pas seulement contre une communauté sexuelle. De même que l’attentat de Charlie Hebdo ne visait pas uniquement des dessinateurs, de même l’attentat d’Orlando ne cible pas que l’homosexualité : il veut supprimer un monde où vivent ensemble et harmonieusement des gens extrêmement différents, des athées, des juifs, des chrétiens, des musulmans, des bouddhistes, avec des peaux blanches, brunes, noires ou jaunes. Refus de la complexité, refus de la nature, refus de l’humanité.
Le club d’Orlando s’appelait Pulse, c’est-à-dire Pulsion. Il désignait une pulsion de vie. Il a été détruit par une pulsion de mort.
Mais nous resterons droits, debout, fiers, du côté de la vie. Le combat contre la bêtise a commencé avant nous et se poursuivra après nous. Faisons notre part, mes amis.
Mon modeste commentaire :
Je ne suis personne. Je pourrais être tout le monde. Je voudrais que tout le monde ne soit personne et que le monde ne voie personne. Que le monde ne soit qu'une seule personne se contemplant dans des milliards de miroirs. Une seule personne, face à elle même, face à celui qu'elle appelle l'autre, l'étranger, le différent. Une seule personne qui soit convaincue, que "L'enfer c'est les autres",...et qui, en reflet dans ce miroir, comprenne que l'enfer c'est lui même...dès qu'il refuse cette image dans le miroir. Il n'y a pas de polémique, d'intellectuels qui critiquent, relèvent telle ou telle horreur, il n'y pas d'abominations oubliées, pas de massacre pire qu'un autre, pas de sauvagerie douce ni d'amour brutal, vengeur ou assassin... Il n'y a que des humains qui devraient se regarder en face, dans un miroir de réalité, de leur réalité. L'enfer c'est les autres : non ! L'enfer c'est l'être humain qui refuse de se voir en l'autre ...qui le tue...sans même savoir ni comprendre qu'il se su***de en le faisant...tout simplement parce qu'il brise le reflet d'humanité que lui renvoyait celui qu'il a abattu.