11/05/2026
Ces derniers temps, vous avez peut-être remarqué sur les réseaux sociaux des vidéos d'« interviews de rue ».
Des participants y répondent à des questions anodines : « Quel est ton ? », « Quelle est ta ? », « Quel est ton rêve ? ». Inoffensif, non ?
Ces contenus semblent amusants et sans conséquence. Pourtant, en quelques secondes, un visage, et une richesse supposée, peuvent créer une cible.
QUAND LA RECONNAISSANCE FACIALE DEVIENT DANGEREUSE
L' , c'est l'art de collecter des informations publiquement disponibles pour reconstituer une identité.
Les outils existent. Beaucoup d'outils.
Il existe des services en ligne qui permettent, à partir d'une simple photo, de rechercher votre image partout sur le web, d'identifier où elle a été prise, de retrouver vos comptes de réseaux sociaux, de reconstruire votre profil numérique complet.
Et au final, de vous identifier.
Cela prend quelques minutes, pas des heures. Et cela coûte souvent très peu, voire rien.
L'exemple de l' de rue.
Prenons un participant à une vidéo sur Facebook. Il sourit, son visage est clair, l'angle de prise est bon. Cette vidéo va être vue par des milliers de personnes, être sauvegardée par des utilisateurs, rester accessible indéfiniment (captures d'écran, partages), être indexée par les moteurs de recherche, pouvoir être téléchargée et analysée par ces outils.
LES RISQUES CONCRETS
"C'est une , je ne porte plus mes 3 ". "J'ai acheté 10 , en 2014. Je les ai toujours". Que ce soit vrai, ou simulé, un visage peut être associé à une élément patrimonial susceptible d'être dérobé. Et ce visage peut être identifié. Puis localisé.
Inutile de préciser la suite, certains en ont déjà fait les frais...
CONCLUSION
L'interview de rue, qu'elle soit réelle ou simulée, expose la personne interviewée à un risque qui, avec les technologies modernes, est bien plus élevé qu'il y a quelques années. D'une apparence anodine, elle peut réellement vous mettre en danger...