13/09/2021
L’alcool au volant
Les articles 34 à 37/1 de la Loi du 16 mars 1968 relative à la circulation routière prévoient des sanctions lorsque toute personne prend le volant en étant en état d’intoxication alcoolique ou d’ivresse. L’alcool au volant est de ce fait un délit en Belgique passible de sanctions.
En effet, l’article 34§1 dispose « qu’est puni d'une amende de 25 euros à 500 euros quiconque, dans un lieu public, conduit un véhicule ou une monture ou accompagne un conducteur en vue de l'apprentissage, alors que l'analyse de l'haleine mesure une concentration d'alcool par litre d'air alvéolaire expiré, d'au moins 0,22 milligramme et inférieure à 0,35 milligramme ou que l'analyse sanguine révèle une concentration d'alcool par litre de sang d'au moins 0,5 gramme et inférieure à 0,8 gramme ».
Dès lors, la concentration d’alcool maximale autorisée en Belgique est de maximum 0,22 mg/l.
Quelles sont les autres sanctions envisageables en cas de conduite sous influence de l'alcool ?
Une personne ayant consommé de l’alcool et ayant pris le volant peut également être frappée d’une déchéance du droit de conduire prononcée par le tribunal de police, d’une transaction (perception immédiate), d’une interdiction temporaire de conduire, d’un retrait immédiat du permis de conduire ainsi que d’une condamnation à un éthylotest antidémarrage.
Néanmoins, une importante distinction doit être opérée entre l’ivresse et l’intoxication alcoolique.
En effet, en vertu d’un arrêt rendu par la Cour de Cassation le 13 février 2002, « l’ivresse doit s’entendre au sens prévu par la loi pénale et s’appliquer à une influence de la boisson telle que celui qui la subit n’a plus le contrôle permanent de ses actes sans avoir nécessairement perdu conscience de ceux-ci » tandis que l’intoxication alcoolique « correspond à l’état objectif et quantifiable en relation avec le taux d’alcool présent dans l’organisme tandis que l’ivresse est un état, un comportement de la per- sonne apprécié en fonction des éléments apparents tels que la somnolence, les propos incohérents, la démarche peu assurée, les yeux injectés, etc ».
(J.-P. BEAUTHIER, S., LEISTEDT, C. CHARLIER et I. RENAUX-MUYLKENS, « Chapitre XII. - Toxicologie, circulation routière et conduite sous influence » in Beauthier, J.-P. (dir.), À la découverte de la médecine légale, 1e édition, Bruxelles, Larcier, 2015, p. 188).
En 2020, VIAS Institue a réalisé un rapport statistique des accidents de la route de 2019 qui consacre une partie à la conduite sous l’influence de l’alcool. Les graphiques présents dans ce rapport font part d’une petite diminution de 2% de conducteurs testés positifs en 2019. Néanmoins, dans le cadre d’accidents de la route ayant engendrés des dommages corporels, 10% des automobilistes ont été testés positifs. En outre, le pourcentage de conducteurs testés positifs est le plus élevé au sein des personnes âgées de 20 à 29 ans.
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