22/05/2025
Cela peut vous arriver comme ça. Vous êtes dans un immeuble où le wifi gratuit est disponible. Vous vous inscrivez, mais au lieu d’utiliser le réseau ouvert officiel, vous surfez sur le faux réseau d’un pirate informatique destiné à intercepter vos données. Ce phénomène est appelé « Evil Twin Phishing ».
Quels sont les dangers d’un réseau Evil Twin ?
Cette forme de phishing existe depuis un certain temps, mais elle apparaît de plus en plus récemment. Un cybercriminel met en place un faux réseau et s’empare ainsi d’un réseau Wi-Fi ouvert. Le cybervoleur se trouve alors à proximité du réseau d’origine car il ne travaille pas à distance.
Il faut donc être prudent si vous souhaitez surfer sur un réseau Wi-Fi ouvert de la SNCB, par exemple, des aéroports ou d’autres réseaux librement accessibles. « Nous vous recommandons de ne pas surfer sur des réseaux ouverts où vous devez partager des informations confidentielles telles que des identifiants et des mots de passe. Si vous surfez sur un tel réseau Evil Twin, le pirate peut copier ces données assez facilement. N’effectuez donc pas de transactions bancaires et ne partagez pas de données personnelles lorsque vous êtes connecté à un réseau ouvert », explique le commissaire Christophe Van Bortel, chef de l’unité régionale de lutte contre la criminalité informatique (RCCU) de la police judiciaire fédérale d’Anvers. « Vous pouvez très facilement tomber dans le piège car vous ne voyez aucune différence entre les deux réseaux puisqu’il s’agit d’une copie exacte du réseau d’origine. Si vous voyez les deux dans les réseaux disponibles, le jumeau maléfique sera plus haut dans la liste parce qu’il envoie un signal plus fort précisément parce qu’il est plus proche que la connexion d’origine.
D’autres conseils utiles du commissaire Van Bortel : Évitez de vous connecter automatiquement à des réseaux Wi-Fi ouverts, car si un cybercriminel est au travail, vous surfez immédiatement via l’Evil Twin. De plus, supprimez toujours le réseau utilisé de la liste des réseaux ouverts sur votre smartphone ou votre ordinateur portable. (extrait du site de la Police Fédérale belge)