04/06/2026
En juin 2024, à Malmedy, deux hommes sont attirés séparément vers un lieu isolé via de faux profils sur des applications de rencontres g**s.
Sur place, plusieurs agresseurs surgissent : insultes homophobes, violences physiques, vol et tentative d'extorsion.
Les victimes sont traitées de « p**é » et de « pédophile ». L’auteur reconnaît avoir organisé les rendez-vous avec de faux profils.
Le tribunal correctionnel de Liège (division Verviers) condamne l'instigateur à 3 ans d'emprisonnement.
Il retient le mobile discriminatoire comme circonstance aggravante (art. 78bis C. pén.) : les victimes ont été ciblées en raison de leur orientation sexuelle.
Unia, partie civile, obtient une indemnisation pour son préjudice propre.
Ce que dit ce jugement :
✔ Organiser un guet-apens via une appli de rencontres gay révèle une intention discriminatoire.
✔ L'argument « je ciblais des pédophiles » ne tient pas : aucun élément objectif du dossier n’allait dans ce sens.
✔ Le faisceau d’indices (choix des victimes, insultes, contexte) était suffisant pour que la justice prenne en compte la circonstance aggravante d’homophobie.
Les articles 78bis et 78ter du Code pénal :
Ces deux articles permettent d'aggraver la peine lorsqu'une infraction est motivée par la haine envers une personne en raison de son orientation sexuelle (ou d'autres critères protégés).
Ce jugement montre que ces outils fonctionnent et que les juridictions les appliquent.