04/04/2026
« Oui, je vous ai écoutés. On demande à un Président d’aller discuter les loyers. Est-ce que c’est mon pays ? Est-ce que c’est moi qui le commande ? Ils ont leurs lois. La vie chère touche tous les pays du monde. Et vous me demandez, Monsieur le Président : “Oui, les loyers sont chers, on n’arrive pas à les payer, il faut discuter pour les rabaisser”. Mais ce n’est pas chez moi ! »
Dit le président de la République, Brice Oligui Nguema, dans son discours du 03 Avril 2026.
Si vous me permettez de donner mon point de vue sur les interventions de mes camarades étudiants qui ont pris la parole hier lors de la rencontre au Grand Théâtre avec le Pr.
Ah, les gars !! Comment peux-tu avoir une telle opportunité, celle de prendre la parole devant le Pr pour exposer tes préoccupations en tant qu’étudiant, et venir parler du prix des loyers à Dakar ou des cartes d’étranger ? Sincèrement, expliquez-moi.
Bon, en même temps, je pense qu’il faut aussi relativiser. On ne peut pas trop vous en vouloir, puisque vos interventions n’étaient pas préparées, étant donné que vous avez été choisis au hasard. Mais quand même…
À mon humble avis, ce qui devrait nous inquiéter, ce sont certes nos préoccupations internes (liées à notre quotidien à Dakar), mais surtout les enjeux externes, c’est-à-dire la situation globale du pays.
En réalité, c’est notre avenir en tant qu’étudiants qui devrait nous préoccuper. On finit, on fait comment, vu que beaucoup ont fini, sont rentrés au pays, mais nous disent de ne pas venir parce que c’est chaud là-bas ? Cela soulève inévitablement la question du chômage. Certaines interventions étaient plus pertinentes, comme par exemple celle de la jeune fille qui a parlé des bourses, ou encore celle sur l’assurance maladie pour tous. Voilà des préoccupations majeures, pour n’en citer que celles-ci.
Mais non ! Franchement, comment concevoir que quelqu’un arrive à Dakar avec un visa de 3 mois, délai pendant lequel il peut faire gratuitement sa carte, puis attende 5 ans, alors même qu’au-delà des 3 mois, une pénalité de 5 000 francs s’applique ? Et ce n’est pas tout : l’année dernière, si je ne me trompe pas, l’ambassadeur du Gabon avait même invité tous les ressortissants gabonais à régulariser leur situation, quel que soit le re**rd, pour seulement 25 000 francs.
Avec tout cela, venir évoquer ce type de problème devant le Pr, alors qu’il y a des questions bien plus cruciales à soulever, c’est difficile à comprendre.
Personnellement, parmi toutes les interventions, je retiens surtout : celle de la jeune fille qui a exposé son cas pour les bourses et qui a permis aux autres du polytechnique non boursiers d’en obtenir avec elle ; celle du garçon qui s’est fait huer mais qui a dit des vérités devant le Pr ; et enfin celle relative à l’assurance maladie pour tous.