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La “simplification” de l’AI Act via l’Omnibus IA se joue aussi sur le calendrier. ⏳Dans leur avis conjoint, l’EDPB et l’...
18/05/2026

La “simplification” de l’AI Act via l’Omnibus IA se joue aussi sur le calendrier. ⏳

Dans leur avis conjoint, l’EDPB et l’EDPS alertent sur un effet mécanique du report : plus l’entrée en application est t**dive, plus le marché consolide des systèmes qui n’auront pas été construits sous les exigences UE. ⚖️

Concrètement, attendre le dernier moment expose à des refontes coûteuses (documentation, traçabilité, transparence, gouvernance des données) et à des arbitrages sous contrainte, alors que le RGPD, lui, continue de s’appliquer. 📌

Réf : Avis conjoint sur la proposition de la Commission européenne relative à l’Omnibus numérique sur l’IA

Autorité de la concurrence : avis 26-A-02 sur algorithmes et IALa visibilité et la rémunération des créateurs vidéo dépe...
13/05/2026

Autorité de la concurrence : avis 26-A-02 sur algorithmes et IA

La visibilité et la rémunération des créateurs vidéo dépendent de quelques plateformes. L’avis du 18 février 2026 vise à réduire les risques de discrimination et d’autopréférence.

L’Autorité relève une dépendance structurelle : conditions de monétisation et seuils d’éligibilité peuvent être modifiés unilatéralement et de façon peu lisible. Des pratiques imposant des conditions inéquitables ou discriminatoires pourraient relever de l’article 102 TFUE et de l’article L. 420-2 du code de commerce.

Elle demande une transparence accrue sur les critères et mises à jour des algorithmes de recommandation. Avec l’IA générative, la mise en avant de contenus produits ou promus par la plateforme peut créer un avantage concurrentiel ; l’identification des contenus générés est attendue.

À retenir :
🔎 Expliquer les paramètres de visibilité et leurs évolutions.
🤖 Clarifier l’usage de l’IA et ses effets sur la monétisation.

Réf : Aut. conc. 18 févr. 2026, avis n° 26-A-02

11/05/2026

Plus de 1 000 marques enregistrées comportant le terme « Paul » n’ont pas suffi à démontrer un affaiblissement de son caractère distinctif.

Le Tribunal de l’Union européenne confirme qu’une marque renommée peut faire échec à un dépôt même sans risque de confusion. La combinaison d’une similitude phonétique très élevée entre « Pol’s » et « Paul » et de la proximité des produits alimentaires a suffi à créer le lien exigé par l’article 8, § 5.

Deux points pratiques ressortent nettement. Une liste de produits trop large prive le déposant d’arguments sur la nature réelle des produits et sur leurs circuits de distribution. Et le juste motif doit être soulevé et étayé dès la procédure devant l’EUIPO : invoqué plus t**d, il peut être déclaré irrecevable.

Pour sécuriser un dépôt, trois réflexes sont utiles : définir les produits avec précision, vérifier la proximité phonétique avec les marques renommées du secteur et préparer dès l’opposition les éléments sur l’origine du signe et son usage légitime. En matière de marque, la qualité du dossier initial pèse souvent autant que le signe lui-même.

08/05/2026

Créer une vidéo ne suffit pas à vivre de son travail.
Encore faut-il dépendre d’un système de monétisation décidé ailleurs.
Seuils d’accès, calcul des revenus, modifications unilatérales : tout peut bouger sans négociation.
Et c’est là que l’opacité devient un sujet de concurrence.

Réf : Aut. conc. 18 févr. 2026, avis n° 26-A-02

08/05/2026

203 100 €, 83 600 €, 15 000 € : trois seuils à vérifier avant les échéances fiscales de mai-juin 2026.

Les entreprises relevant de plein droit du micro-BIC en 2026 peuvent opter pour un régime réel d’imposition. L’option doit, en principe, être exercée dans le délai de dépôt de la déclaration d’ensemble des revenus de 2025, selon le calendrier applicable en mai ou juin 2026. Les seuils à examiner dépendent directement de l’activité exercée.

Pour les entreprises relevant du régime simplifié BIC, l’option pour le régime réel normal doit, dans plusieurs cas, être formulée au plus t**d le 20 mai 2026 pour produire effet cette année. Les limites de chiffre d’affaires à retenir sont notamment de 945 000 € pour certaines activités de vente, restauration ou hébergement, et de 286 000 € pour les autres.

Le point utile consiste à vérifier le chiffre d’affaires 2024 et 2025, confirmer le régime applicable en 2026, puis anticiper l’effet d’une option valable un an et reconduite tacitement.

30/04/2026

La ligne entre pseudonymisation et anonymisation devient-elle plus stricte ?

Le Conseil d’État confirme l’approche de la CNIL : une donnée pseudonymisée peut rester une donnée personnelle si une réidentification reste possible par des moyens n’impliquant pas un effort démesuré en temps, en coût et en main-d’œuvre. Le point décisif n’est donc pas la qualification retenue du traitement, mais la possibilité réelle d’identifier une personne.

Cette position s’inscrit dans la continuité de la jurisprudence européenne de 2024 et 2025. Elle précise un critère très opérationnel : il faut apprécier les moyens raisonnablement mobilisables pour réidentifier, y compris lorsque des informations complémentaires sont conservées séparément. Pour les responsables de traitement, l’analyse technique et organisationnelle doit donc être documentée avec précision.

L’impact est direct : cartographie des données, tests de réidentification, gestion des accès et qualification juridique doivent être alignés. Un simple processus de pseudonymisation ne suffit pas à exclure le RGPD.

Autre point à suivre : le projet de règlement Omnibus numérique pourrait faire évoluer cette lecture pour certaines entités.

Journalistes : la contestation des saisies sort des seuls lieux protégés📰 La décision du 17 mars 2026 reconnaît qu’une s...
27/04/2026

Journalistes : la contestation des saisies sort des seuls lieux protégés

📰 La décision du 17 mars 2026 reconnaît qu’une saisie touchant un journaliste peut être contestée même en dehors des locaux, véhicules ou domiciles protégés par l’article 56-2 du code de procédure pénale. Le critère du lieu recule donc au profit de la protection concrète du secret des sources.

⚖️ Les juges ont été saisis parce qu’un journaliste, rencontré dans un restaurant dans le cadre d’une enquête, s’est vu retirer ses outils professionnels après une plainte pénale déposée à la suite d’un article. Il a alors demandé que la régularité de cette saisie soit contrôlée par le JLD.

🔎 Cette solution permet d’étendre la garantie procédurale à des situations jusqu’ici écartées par le texte. Elle laisse toutefois subsister deux limites : l’appréciation large du motif prépondérant d’intérêt public et l’absence de sanction lorsque le JLD statue hors délai, ce qui peut affecter la diffusion de l’information.

Source : Crim. 17 mars 2026, FS-B, n° 25-81.815

24/04/2026

Motiver ses équipes, oui… mais dans le bon cadre. 💡

Certains avantages peuvent sembler simples à mettre en place, mais ils sont souvent encadrés par des règles précises.

Bien les connaître, c’est valoriser vos collaborateurs sans créer de risques pour l’entreprise. 📊

La gestion des risques évolue dans les entreprises. Aujourd’hui, 48 % des dirigeants déclarent mieux les maîtriser qu’il...
21/04/2026

La gestion des risques évolue dans les entreprises. Aujourd’hui, 48 % des dirigeants déclarent mieux les maîtriser qu’il y a deux ans, selon Opinion Way. 📍

Cette évolution est essentielle dans un contexte où les menaces sont multiples : humaines, économiques, réglementaires et numériques. La cybersécurité et les risques immatériels occupent désormais une place centrale dans les préoccupations des dirigeants.

Une meilleure maîtrise permet de sécuriser l’existant, mais aussi de se projeter. Les entreprises les plus matures osent davantage investir, expérimenter et intégrer de nouvelles technologies comme l’IA, avec une vision plus structurée.

La gestion des risques devient alors un outil d’arbitrage stratégique, et non plus seulement un mécanisme défensif. 🔒

Un signalement ou une plainte ne met pas à l’abri si une accusation nominative est rendue publique sans base factuelle s...
14/04/2026

Un signalement ou une plainte ne met pas à l’abri si une accusation nominative est rendue publique sans base factuelle suffisante. ⚖️

La Cour de cassation rappelle qu’une pièce découverte après coup ne prouve pas ce qui était établi au moment de la publication. L’article 122-9 du code pénal (lanceur d’alerte) n’est pas invocable pour écarter une diffamation.

Avant de publier :
🧾 dater et figer les pièces disponibles
🔎 vérifier l’authenticité et la cohérence des faits graves allégués
📬 privilégier les canaux de signalement pertinents avant la divulgation publique
✍️ rédiger sobrement, sans imputations inutiles ni animosité

L’équipe MMT Avocats sécurise ce type de communication sensible.

📧 Contactez-nous par email [email protected]

Réf : Crim. 13 janv. 2026, F-B, n° 24-86.344

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