05/06/2026
1 an : c’est la durée pendant laquelle un accusé renvoyé devant la cour d’assises pouvait être privé de comparution physique lors de demandes de mise en liberté.
Par sa décision du 10 avril 2026, le Conseil constitutionnel censure partiellement l’article 706-71 du code de procédure pénale. Le problème ne venait pas d’une règle trop explicite, mais d’une omission : le législateur n’avait pas prévu le cas de l’accusé maintenu en détention dans l’attente de son jugement et demandant sa mise en liberté.
La décision rappelle un point constant : la visioconférence reste possible, mais elle ne peut pas porter une atteinte excessive aux droits de la défense. En pratique, lorsque la détention n’est réexaminée qu’à l’initiative de la personne détenue, l’absence prolongée de comparution physique devant le juge ne peut pas devenir la règle.
Le Conseil reporte l’abrogation au 31 octobre 2027, mais impose un effet immédiat : jusqu’à une nouvelle loi, la garantie existante est étendue à cette situation. L’accusé pourra donc refuser la visioconférence dans les mêmes conditions, sauf exceptions légales limitées.
Détention provisoire criminelle et visioconférence : le Conseil constitutionnel comble les silences du législateur