Rd avocats & associés

Rd avocats & associés Notre cabinet est implanté sur Nîmes depuis 1987. L'équipe est composée de deux associés, Laure ... Nous sommes certifiés ISO 9001-2008 depuis juillet 2010

L'équipe est composée de deux associés, Laure REINHARD et Gabriel CHAMPION, d'un collaborateur, W***y LEMOINE, d'une juriste, Vanessa POLIN-FOUREZ, et de trois assistantes juridiques. Nous assistons les entreprises et les particuliers sur tout le territoire européen en droit bancaire, crédits à la consommation, énergies renouvelables, droit immobilier (copropriété, baux construction), droit des affaires, droit de la famille (successions, divorces), saisies immobilières et voies d'exécution.

Un testament peut-il être contesté pour insanité d’esprit par toute personne lésée ? ⚖️ La réponse reste négative : l’ac...
28/05/2026

Un testament peut-il être contesté pour insanité d’esprit par toute personne lésée ? ⚖️ La réponse reste négative : l’action en nullité est réservée aux successeurs universels, qu’ils soient héritiers légaux ou légataires universels.

La solution est constante. Un légataire particulier, même si son legs a été révoqué par un testament postérieur, n’a pas qualité pour agir sur ce fondement. En pratique, la distinction entre vocation universelle et legs particulier devient donc décisive dès l’ouverture du dossier. 📝

Autre point utile : la preuve de l’insanité d’esprit peut être rapportée par tous moyens, y compris lorsqu’un testament authentique mentionne la lucidité du testateur. Mais cette possibilité probatoire ne suffit pas si l’action est jugée irrecevable faute de qualité pour agir. 👥

L’intérêt de cette décision est aussi procédural : elle relance le débat sur les situations où la seule personne ayant qualité pour agir n’a aucun intérêt à contester l’acte. La question d’une éventuelle extension de l’action reste donc ouverte sur le terrain doctrinal.

Nullité du testament pour insanité d’esprit : la qualité pour agir est (encore et toujours) réservée aux successeurs universels

La perte du droit à l’indemnité de cessation d’un agent d’assurance en cas de concurrence après la fin du mandat relève-...
26/05/2026

La perte du droit à l’indemnité de cessation d’un agent d’assurance en cas de concurrence après la fin du mandat relève-t-elle d’une simple déchéance ou d’une clause pénale ?

La Cour de cassation confirme une ligne désormais nette : cette stipulation est une clause pénale. Conséquence directe : le juge peut en contrôler le montant et, si nécessaire, le réduire. Le débat ne porte donc plus seulement sur l’existence d’un acte de concurrence post-contractuel, mais aussi sur la proportion de la sanction attachée à cet acte.

Cette qualification a un effet pratique important pour la rédaction et le contentieux des traités de nomination. La sanction est analysée comme une évaluation contractuelle et forfaitaire de dommages et intérêts, et non comme un mécanisme automatique échappant à tout contrôle. La distinction change la stratégie de preuve, les demandes formulées et le calcul des sommes en jeu.

Pour les acteurs de l’assurance, l’enjeu est clair : sécuriser la clause, préciser son économie et anticiper le contrôle judiciaire de son équilibre.

Agent d’assurance : la clause prévoyant la perte du droit à indemnité de cessation de la relation en cas d’acte de concurrence post-contractuel est bien une clause pénale

18/05/2026

Un constructeur ne peut pas invoquer le décès d’un expert ou l’annulation d’un rapport pour échapper aux conséquences d’un re**rd de livraison lorsque l’expertise a été ordonnée à cause de malfaçons qui lui sont imputables. ⚖️

La Cour de cassation rappelle une règle nette : la force majeure suppose un événement imprévisible, irrésistible et extérieur au débiteur. Faute d’extériorité, un incident de procédure ne devient pas exonératoire lorsqu’il s’inscrit dans un contentieux né des désordres reprochés au constructeur.

Dans cette affaire, le remplacement d’un expert décédé puis l’annulation d’un second rapport pour partialité ont prolongé la procédure pendant plusieurs années. Cela n’a pas suffi à écarter, même partiellement, la responsabilité du constructeur ni les pénalités liées au dépassement du délai convenu. 🏗️

Cette décision apporte un repère utile pour l’analyse des re**rds de chantier, la gestion des expertises judiciaires et la stratégie d’indemnisation. L’origine des désordres reste le point central de l’appréciation juridique.

Beaucoup attendent une “règle mondiale” sur l’IA. L’ONU avance autrement : un groupe scientifique international indépend...
15/05/2026

Beaucoup attendent une “règle mondiale” sur l’IA. L’ONU avance autrement : un groupe scientifique international indépendant, nommé pour trois ans, doit produire une expertise mobilisable au dialogue mondial annoncé en juillet 2026. 🌍

Quand une instance internationale stabilise des catégories de risques et des méthodes d’évaluation, elle oriente déjà la fabrique des normes sans édicter de contraintes juridiques. ⚖️

Côté entreprises, l’enjeu immédiat est probatoire : cartographier les usages d’IA, documenter finalités/données/contrôles, et formaliser des analyses d’impacts (discrimination, vie privée, sécurité) avant que ces référentiels ne deviennent la langue commune des autorités et des acheteurs. 🔎📌

Prescription et fraude du bailleurAprès un congé avec offre d’indemnité d’éviction, il est fréquent qu’un locataire atte...
08/05/2026

Prescription et fraude du bailleur

Après un congé avec offre d’indemnité d’éviction, il est fréquent qu’un locataire attende le chiffrage du bailleur. La Cour de cassation rappelle que cette attente ne suspend pas le délai d’action.

L’action en paiement se prescrit deux ans après la date d’effet du congé, y compris si le bailleur a demandé des pièces pour calculer l’indemnité. Sa mauvaise foi n’est ni une cause d’interruption ni une cause de suspension.

Seule la fraude peut neutraliser la prescription. Passé ce délai, le locataire perd son droit à indemnité d’éviction et son maintien dans les lieux ; il devient occupant sans droit ni titre.

À retenir :
⚖️ L’offre d’indemnité ne vaut pas reconnaissance du droit.
📅 La saisine du juge reste nécessaire dans les deux ans.
📝 La fraude du bailleur peut seule suspendre le délai.

Source : Cass. 3e civ. 12-2-2026 n° 24-10.578 FS-B

30/04/2026

Le préjudice d’anxiété restait souvent freiné par une preuve très intime.

Il fallait presque exposer son inquiétude en détail.

La Cour déplace le centre de gravité. Et cela change la position des victimes exposées à un risque sanitaire grave.

Réf : Civ. 1re, 18 févr. 2026, F-B, n° 21-23.415

Beaucoup d’acquéreurs raisonnent comme si la reprise d’un fonds “emportait” mécaniquement tout l’écosystème commercial. ...
28/04/2026

Beaucoup d’acquéreurs raisonnent comme si la reprise d’un fonds “emportait” mécaniquement tout l’écosystème commercial. ⚖️

En réalité, le droit opère une dissociation nette : les droits sur la marque suivent l’opération, mais les contrats de distribution (même sélective) ne se transmettent pas par défaut, et la licence de marque, si elle est indissociable de ce contrat, ne bascule pas davantage. 🧾

Acheter le fonds ne suffit pas à devenir distributeur agréé. 🔍

Conséquence pratique : acte de cession + audit contractuel + stratégie (cession de contrat avec accords requis, ou renégociation). La Cour de cassation l’a rappelé le 18 février 2026 (Com., n° 23-23.681). 📌

Réf : Com. 18 févr. 2026, F-B, n° 23-23.681

Agences de voyage : la preuve de l’exclusion du contratLa Cour de cassation juge que l’agence de voyage ne peut s’exonér...
24/04/2026

Agences de voyage : la preuve de l’exclusion du contrat

La Cour de cassation juge que l’agence de voyage ne peut s’exonérer qu’en prouvant que le dommage est survenu lors d’une prestation non incluse dans le contrat (Civ. 1re, 7 janv. 2026).

Le régime issu de la loi du 13 juillet 1992, codifié à l’article L. 211-16 du code du tourisme, instaure une responsabilité de plein droit pour la bonne exécution des obligations contractuelles. Il suppose toutefois que le dommage se rattache à une prestation comprise au forfait.

Dans l’affaire, un voyage à l’Île Maurice prévoyait un hôtel déterminé. Après un changement d’établissement et une activité de canoë, deux voyageuses disparaissent. La cour d’appel avait exigé des demandeurs la preuve des conditions du changement ; l’arrêt est cassé pour inversion de la charge de la preuve.

À retenir :
📌 La preuve de l’exclusion incombe à l’agence.
🧾 Le voyageur établit le préjudice et son lien avec le séjour.
🗂️ Les documents contractuels restent déterminants en contentieux.

Cette solution confirme la logique protectrice du dispositif et sécurise la mise en œuvre de la responsabilité de plein droit.

Réf : Civ. 1re, 7 janv. 2026, F-B, n° 24-18.856

Un jugement du 25 juin 2010 prévoit notamment 10 000 € de dommages et intérêts au profit d’une enfant devenue majeure en...
20/04/2026

Un jugement du 25 juin 2010 prévoit notamment 10 000 € de dommages et intérêts au profit d’une enfant devenue majeure en 2018 📌

En 2020, des mesures d’exécution sont engagées, puis contestées devant le juge de l’exécution ⚖️. Deux arguments reviennent souvent en pratique : l’absence de preuve de signification dans les délais (avec le risque de « non-avenue ») et la prescription du titre exécutoire.

Sur la signification, la Cour de cassation rappelle la règle : la preuve se fait en principe par la production de l’acte du commissaire de justice, sauf force majeure. Elle admet ici une impossibilité non imputable au créancier, liée à l’ancienneté et aux transmissions du dossier.

Sur la prescription, la Cour précise le régime lorsque le droit naît pendant la minorité : le point de départ est reporté à la majorité, puis le délai court pour sa durée entière. Une action engagée le 30 septembre 2020 après une majorité au 23 juin 2018 n’était donc pas prescrite.

À retenir pour les dossiers d’exécution : sécuriser l’archivage des actes, dater les notifications, et qualifier correctement les causes de suspension.

Preuve de la signification d’un jugement et délais de prescription : rappels de la Cour de cassation

Agent d’assurance : la perte d’indemnité peut être modérée par le juge📝 La clause prévoyant la perte du droit à indemnit...
15/04/2026

Agent d’assurance : la perte d’indemnité peut être modérée par le juge

📝 La clause prévoyant la perte du droit à indemnité de cessation en cas d’acte de concurrence post-contractuel est bien une clause pénale. La Cour de cassation réaffirme ainsi une position déjà admise, cette fois dans un arrêt publié.

⚖️ Le litige est né après qu’un ancien agent d’assurance, parti à la retraite, a été accusé d’avoir poursuivi une activité concurrente après la cession de son portefeuille. La question soumise aux juges était centrale : fallait-il appliquer une déchéance automatique ou reconnaître une sanction contractuelle susceptible de modulation.

🔎 La décision apporte une conséquence pratique importante : la sanction n’est plus enfermée dans un mécanisme de tout ou rien. Le juge peut désormais, s’il l’estime justifié, apprécier le caractère excessif de la pénalité, ce qui invite à sécuriser en amont la rédaction et l’économie des clauses contractuelles.

📖 Cette affaire illustre l’importance de la qualification juridique dans le contentieux des contrats de distribution d’assurance.

Réf : Civ. 2e, 12 mars 2026, F-B, n° 24-13.954

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