03/10/2024
Le MINETAT/Justice, Maître Constant Mutamba, a procédé dernièrement à la libération conditionnelle de 527 prisonniers. Et que dit la Loi à propos justement de la libération conditionnelle ?
En effet, le Code Pénal Congolais Livre I en son article 35 et le Code Pénal Militaire en son article 12 prévoient la possibilité pour une personne condamnée à être libérée lorsqu’elle a déjà purgé le quart de sa peine (1/4), ou pour les personnes condamnées à perpétuité lorsque la durée de l’incarcération déjà subie par elles dépassera cinq ans. C'est ce qu'on appelle "libération conditionnelle". Par exemple, une personne, qui a été condamnée à 10 ans de servitude pénale (prison), peut bénéficier de la libération conditionnelle lorsqu'elle aura totalisé deux ans et demi de prison ; ou encore une personne, condamnée à perpétuité (prison à vie), peut bénéficier de la libération conditionnelle après avoir fait cinq (5) ans de prison.
Ainsi, cette mise en liberté conditionnelle est accordée par le Ministre de la Justice pour les condamnés des juridictions civiles et par le Ministre de la Défense pour les condamnés des juridictions militaires.
Il faut noter que la libération conditionnelle n’est accordée qu’aux condamnés qui ont fait preuve d’AMENDEMENT (amélioration), c’est-à-dire qui se sont améliorés pendant leur temps d’incarcération. Par exemple, un criminel, qui se converti en prédicateur de la Bible, peut bénéficier de la libération conditionnelle.
Signalons en passant que contrairement au droit pénitentiaire américain où le but de la peine est l’expiation (punition), le but de la peine en droit pénitentiaire congolais est plutôt la rééducation (amendement) de la personne condamnée afin de la réintégrer dans la société une fois devenue utile. D’où, en droit pénitentiaire congolais, étant entendu que l'on vise la rééducation de la personne condamnée, s'il s'avère que cette personne condamnée s'est amendée et devient utile à la société, l'on peut envisager de la libérer sous con