29/08/2026
Pour condamner Madame Rebo et ses consorts, le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema s’est fondé notamment sur leur présence, attitudes et leurs gestes sur le lieu du crime.
Le Tribunal de céans a estimé que ces comportements, observés sur le lieu du crime, étaient de nature à tolérer ou encourager les actes incriminés.
S’agissant particulièrement de Madame Rebo :
1. En ayant demandé aux militaires d’amener Monsieur SADISA Plantini chez elle, où il a été torturé, il s’agit d’une injonction ou un ordre donné aux militaires et qualifié de l’incitation (...)
Selon le Tribunal, la prévenue Rebo avait donné une instruction aux militaires, laquelle aurait contribué à placer la victime dans les circonstances ayant conduit aux faits poursuivis.
2. Sur sa présence au lieu des faits et son absence de porter secours à Mr SADISA plantini
Le Tribunal a également retenu que Madame Rebo se trouvait sur le lieu des faits et qu’elle n’aurait entrepris aucune démarche pour empêcher les militaires d’infliger à Monsieur SADISA Plantini les actes de torture dont il aurait été victime.
Pour le Tribunal, cette abstention pouvait être regardée comme une attitude de tolérance, voire d’encouragement, à l’égard des actes commis par les militaires.
Voilà pourquoi tous les militaires ont été condamnés, y compris madame Rebo sauf les deux chauffeurs.