01/09/2026
TRIBUNE N°32
RENTRÉE SCOLAIRE : UN CONGO QUI N’ARRIVE PLUS À L’ÉCOLE, UN ÉTAT QUI N’ARRIVE PLUS À ASSUMER !
Par Me André Lumu
Défenseur du Projet de la Refondation du Congo
En ce 1er septembre, le gouvernement célèbre la rentrée scolaire. Mais derrière les cérémonies officielles et les discours convenus, une question demeure : quelle rentrée pour quel Congo ?
Pendant que certains enfants reprennent le chemin de l’école, d’autres, notamment dans les territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sous occupation rebelle, ne savent même pas s’ils pourront retrouver leurs salles de classe.
Pendant ce temps, dans le Sankuru, ce n’est pas la guerre qui ferme l’école, c’est aussi l’abandon des infrastructures et l’enclavement.
Sur le tronçon Bena-Dibele–Lodja de la RN7, une route de moins de 150 kilomètres est devenue un véritable parcours du combattant. Des camions chargés de marchandises peuvent mettre plus d’un mois pour parcourir cette distance.
Conséquence : à la veille de la rentrée, de nombreux commerçants n’ont pas réceptionné leurs marchandises scolaires. Des élèves attendent leurs fournitures, pendant que les parents affrontent des prix qui explosent et que les opérateurs économiques voient leurs activités paralysées.
Voilà le vrai visage de la rentrée scolaire dans une partie du Congo : l’enfant attend son cahier, le commerçant attend son camion et le camion attend que la route cesse d’être un obstacle à la vie nationale.
Et pendant ce temps, Kinshasa continue de parler de développement.
Mais quel développement peut-on sérieusement invoquer lorsque moins de 150 kilomètres de route nécessitent parfois plus d’un mois de trajet ?
Quel État peut accepter que des provinces entières soient condamnées à l’isolement, que leurs enfants soient pénalisés et que leurs économies locales soient étouffées par l’absence d’infrastructures ?
La question devient encore plus grave lorsqu’on regarde la situation de nos enseignants et fonctionnaires.
Comment demander à un ensei