Barde Emmanuel et la poésie du siècle de la jungle

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13/12/2020
09/08/2020

PLUME D'OR POUR TOUJOURS

Pour toujours plume d'or,
Tu seras mon refuge.
Berceau où ma vie dort,
Mon destin sans deluge.

Je t'offre mon cadeau,
En or, je fais ma chaire.
Pour toi est mon rondeau,
Plume d'or tu m'es chère....

(La suite c'et pour bientôt), Barde Emmanuel, le 09/08/2020.

07/08/2020

CORONA EPIDEMIE

Le monde vit le pire de pire,
On dirait qu'il fond comme la cire,
Avec l'horrible de corona
Qui vient chez nous après ebola.

La vie est devenue sobre et sombre.
L'humanité patoge sous l'ombre,
Quand l'épidemie semme la mort
Aux pays innoncents sans reconfort.

D'où vient ce diable luciphère,
Venant poluer notre atmosphère?
Sommes-nous vraiment au jour dernier,
Comme dit l'apocalypse nié?

Oui, tout est vanité dans le monde,
Partout c'est l'horreur, l'espoir ne sonde.
On ne croit plus aux savants precieux,
Sinon à Dieu seul qui vit aux cieux.

Les portes des eglises se ferment,
Quand des morts nos cimetières germent.
Les travaux, les marchés sont fermés.
Quand nous nous confinons enfammés.

Le malheur nous guette de l'arrière,
Devant l'enfer assombrit la prière.
Aujourd'hui l'univers est si noir,
Les abitants ont perdu l'espoir.

Que les âmes de toutes victimes
Reposent en paix, par des sublimes
Gerbes de fleurs près de l'éternel,
Qui est et qui restera immortel.

Mes fères, mes soeurs songeons sans cesse,
Usons de toute notre finesse.
Baricadons ce pire fléau,
Et la santé deviendra flambeau.

Barde Emmanuel, le 14avril 2020.

05/08/2020

LE DESTIN DES CHANGRINS

La vie que l'on traverse aujourd'hui
Est devenue radieuse que la nuit.
On se noie partout dans l'ivresse
Du désespoir et la tristesse.

On est englouti par la mort,
De maladie qui veut du tort
À l'humanité innocente,
Qui veut un bon destin sans fente.

Aie pitié, ô Dieu des cieux,
Ne laisse pas les pas odieux
Trépasser la foi des nos âmes,
Mais donne-nous la joie sans blâmes.

Voici que viennent les beaux temps,
Où tous nous serons contents.
Nous aurons la paix ineffable,
Nous aurons la santé fiable.

Barde Emmanuel, le 17avril 2020.

29/07/2020

PANIQUE PLANÉTAIRE

Touts nos toits calcinés, nous sommes misérables,
L'angoisse nous conduit, nous sommes pitoyables.
La stresse fond nos cœurs, on est hanté de peur.
La terre anéantie, le peuple se meurt.
D'où vient ce corona, venant comme une bombe,
Pour bombarder la terre en creusant sa tombe.

Encore un instant, on dirait carcéral,
J'écrirai bien toujours pour ce temps viral,
Pour redonner clarté à la terre en panique,
En brisant les projets du pouvoir satanique.
Pourtant est notre droit bien vivre sans souffrir,
Pourtant est notre don, espérer sans mourir.

Ô ciel ne laisse pas se noyer notre terre,
Vers l'ange des enfers, nous privant de lumière.
Éloigne, ô Dieu, cette précarité
De corona, qui veut tuer toute l'humanité,
Innocente sans prix et restant dans le doute,
Sans étoiles, sans espoir ni vision dans sa route.

Debout, jeunes et vieux dressons au loin nos yeux,
Sans crainte dans nos cœurs, jouissons des temps joyeux.
Veillons toujours veillons, puisque bientôt l'étoile
De paix, de guérison et de joie vespérale,
Flambera sans odieux dans notre été en or,
Pour vivifier la vie et la force qui dort.

Barde Emmanuel, le 20/avril 2020

28/07/2020

SUBLIME KIVU

Trahir le sublime Kivu,
Est un scandale d'un hibou
Qui brûle son toit et qui erre,
Dans l' espace de la misère.
Hanté de folie sans desseins,
Semé de nombreux assassins.
On perdra même le Zéphyr du monde,
Pour être une âme vagabonde.
Si la vision et la raison
Ne fixent pas notre horizon.

Cloué dans l'orynx funèbre,
Fracas du prince du ténèbre.
Foudroyé d'un drame destin,
Qui offre au diable le festin.
Aux cadavres sont livrés nos larmes,
Nos armes restent sans alarmes.
Cette indicible émotion,
Cette outrage émanation,
De l'armée qui nous fait fantôme,
Comme Néron fit ruine à Rome.

Boème on est sans avenir
Et nos jours sont sans souvenir.
Parfois courroucées les montagnes,
En voyant brûler nos campagnes.
Le ciel devenu rouge-sang,
Du haut du peuple languissant.
Rien n'est pire dans ce monde,
Rien d'horrible phobie profonde,
Qu'un génocide mystérieux,
Que des massacres monstrueux.

En aide le trône suprême
Du ciel, écoute mon poème.
Aux gens de bonne volonté,
Pitié de ce peuple hypnotisé,
Par la misère de la guerre,
Par la fatalité sévère.
Remplis le lendemain D'espoir,
Dieu, que d'acanthe face voir
Les milles rayons du luciole,
Des symboles de ta parole.

Barde Emmanuel, le13juillet 2020

28/07/2020

CANNIBALE DES BALLES

Ce n'est pas en inventant des fables
Sophistiquées et plus qu' ineffables,
Qu'on poussera des profonds soupirs,
Pour dénoncer ces vampires sans tirs,
Ces mangeurs des vies,ces tueurs d'hommes.

Ce n'est pas puisque fumeurs nous sommes
Que nous restons courroucés que pieux,
Courroucés, révoltés que vertueux,
Mais c'est puisque cette diablerie
Doit être bannie et plus que finie.

Pour Beni explose ma fureur.
Pour le Grand-nord qui se meurt de peur,
Maintenant je parle sans coulisses,
Me tenant je barre les milices
Du diable des balles sans rival.

Cannibale d' halles sans cheval:
Ce n'est pas en inventant des mythes
Des fantômes,que nos vraies limites
Ne souilleront pas, des ennemis,
Tant que nos cris restent endormis.

C'est l'heure où l'écho des flammes
De révolution flambent sans blâmes,
Pour que ce tueur soit dénudé,
Sous un soleil plein de vérité
Et calciné même-si le risque.

Fini ce diabolique obélisque.
Il n'attend que Goliath sans saphir,
Rien que son sort, p*s sans Zéphyr.
Ses cavaliers et tout son empire,
Doit finir aujourd'hui sans délire.

Que Vienne le beau temps d'Azur
Et le pur crépuscule futur.
Je resterai bel et bien le même,
Indivisible de paix suprême.
Je suis, je serai toujours Beni.

Barde Emmanuel, le 28juil/ 2020

26/07/2020

SIÈCLE DE LA JUNGLE

Ce n'est plus le moment de chanter des amours,
Ce n'est plus le beau temps d'être des troubadours.
Plutôt il est urgent de bien sauver les vies,
Des hommes du Kivu, de personnes meurtries,
Séquestrées à la mort sans même aucun procès,
Pour éteindre le feu animant le progrès.

Si Beni implantait des réelles casernes
Qui croirait rencontrer surgir des cavernes
Des rebelles armés sans perdre la raison?
Si défense on avait! Une belle horizon
Enracinerait bien pour notre indépendance.
Eringeti, Beni trébuchent de souffrance.

Qui soutiendra satan, ascencer son courroux,
Et pour si conjurer des ruines contre nous?
Puisqu'on a vu les pas des cruelles alarmes,
Notre sévérité prendra bien les armes
Pour dire haut assez aux rebelles sans voix
Aux voleurs de nos droits, aux violeurs de nos lois.

Qui n'est pas un humain pour saisir la machette,
Éventrer son semblable et lui trancher la tête?
Quel siècle sans pardon, conscience ni pitié,
Un siècle de délit et plein d'atrocité.
Un jungle tu deviens, ô Congo de nos pères,
Congo ensanglanté des cruautés des guerres.

Écoute, ce n'est pas un édit chimérique,
Mais un tout composite et non un discours comique.
Elle, notre fureur, Oui ne tardera pas,
Se déchaîner sur vous, vous conduire au trépas,
Vous, auteurs en démence humaine ou Hérésie,
Qui noie et qui bannit l'élan de poésie.

Barde Emmanuel, le 24/07/2020

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