08/27/2026
Cet été, dans le cadre de mon programme pro bono, j’ai eu l’occasion de discuter avec de nombreuses mamans.
Des histoires différentes, mais souvent la même trame. Les cris. Les coups. Les mots qui restent longtemps après. Des années à faire attention, à anticiper, à se taire.
Et presque toujours, la même crainte revient :
« Il ne s’en est jamais pris à eux. Alors il aura la garde partagée, et je n’aurai plus aucun moyen de les protéger. »
Grandir dans un foyer marqué par la violence conjugale, ce n’est pas y assister. C’est la subir.
En matière de garde d’enfant, la violence conjugale doit être prise en compte dans l’évaluation de l’intérêt de l’enfant, y compris lorsqu’elle ne l’a jamais visé directement.
« Il ne les a jamais touchés » n’est ni une réponse ni une excuse. C’est un aveu.
La violence conjugale n’a pas de genre. Les pères qui la subissent existent aussi, et cette réalité les concerne tout autant.
Si vous vivez cette situation, vous n’êtes pas seule. Il y a des gens pour vous écouter :
SOS violence conjugale — 1 800 363-9010, 24/7, gratuit et bilingue
Rebâtir — 1 833 REBÂTIR, 4 heures de conseils juridiques gratuits
Illouz Avocats — 514-777-5411, www.illouzavocats.com
https://sosviolenceconjugale.ca/fr/articles/les-enfants-temoins-et-victimes-de-la-violence-conjugale