30/04/2026
À l’Élysée, penser l’irréversibilité des engagements entre la France et les États africains.
Invité au Palais de l’Élysée dans le cadre des échanges organisés en amont du Sommet Africa Forward, j’ai eu l’honneur de prendre part à un temps d’échanges d’une grande qualité, réunissant des représentants des diasporas africaines aux parcours particulièrement intéressants.
Cet événement a rassemblé des profils venus de la culture, du monde économique, de la recherche, du sport et de l’engagement associatif, et bien d’autres. Tous.tes participent, par leurs parcours et leurs initiatives, au rayonnement de la France et à la consolidation de liens vivants entre la France, l’Afrique et d’autres espaces internationaux. Au-delà des trajectoires individuelles, c’est une vision commune qui s’est exprimée, celle d’un partenariat fondé sur la responsabilité, l’innovation et la circulation des savoirs.
Dans cet espace d’échanges, j’ai notamment eu le plaisir de retrouver Madame Dieynaba Diop députée des Yvelines et vice-présidente de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, dont l’engagement en faveur du dialogue entre les espaces francophones mérite d’être salué. Cette rencontre a également été marquée par un échange avec l’Ambassadrice de France près le Bénin, qui, connaissant mes travaux, a tenu à établir un premier contact à Paris par l’intermédiaire de sa chargée de communication.
À l’approche du Sommet Africa Forward qui se tiendra à Nairobi, une attente forte se dégage clairement. Celle de voir émerger des orientations qui dépassent les logiques déclaratives pour s’inscrire dans des trajectoires d’action concrètes. Les enjeux climatiques, en particulier, ne peuvent être traités comme un simple registre discursif. Ils appellent des réponses structurantes, capables de produire des effets durables.
C’est dans cette perspective que se pose une interrogation essentielle. Qu’est-ce qui rend, en pratique, ces politiques réellement irréversibles, alors même qu’un changement de majorité en 2027 (les élections résidentielles française de 2027) pourrait redéfinir les priorités ? Quels mécanismes institutionnels ou politiques concrets permettent de garantir que les engagements pris ne dépendront pas uniquement d’un mandat, mais s’inscriront durablement dans l’action de l’État français ?
Ces questions ne relèvent pas d’une posture critique, mais d’une exigence de cohérence et de continuité. Elles traduisent une attente partagée par de nombreux acteurs engagés, soucieux de voir les dynamiques actuelles se traduire en transformations effectives et pérennes.
Cette rencontre à l’Élysée confirme ainsi une orientation de fond. Celle de reconnaître pleinement le rôle stratégique des diasporas comme espaces d’innovation, de médiation et de projection. Elle ouvre également un espace de réflexion que je souhaite poursuivre ici, dans une logique de dialogue, de positionnement et d’échange sur les grandes orientations qui engagent l’avenir des relations entre la France, l’Afrique et le reste du monde.
Enfin, ces échanges ont également trouvé un prolongement dans des discussions plus informelles avec plusieurs créateurs de contenus engagés, parmi lesquels Mr. boris becker Mr salim Barros et Hamond chic caviar Autant de voix qui participent, chacune à leur manière, à structurer les récits contemporains et à nourrir les dynamiques d’influence entre les sociétés.
Ambassade de France au Bénin