18/10/2026
VI*LÉE 950 FOIȘ EȚ VENDUE 6000€
PAR UNE PROXENETE A 13 ANS, LEA, ABANDONNEĘ PAR LA JUSȚICE, A ÉTÉ SAUVÉE PAR SA MERE
Léa* (prénom d'emprunt) vivait à Montpellier avec sa mère, Samia*. Suivie par l'Aide sociale à l'enfance (ASE), l'adolescente était victime de harcèlement au collège et très renfermée sur elle-même. Pour se faire des amis, elle échangeait sur Snapchat avec des jeunes filles de son âge. Mais derrière ces « amies » se cachaient en réalité des rabatteuses pour un réseau pédocriminel de prostitution.
En 2025, alors âgée de 12 ans, Léa est enlevée par des proxénètes présumés et prostituée dans plusieurs villes de France, notamment à Auxerre.
Selon son avocat, Me Amas, l'enlèvement aurait eu lieu à Montpellier. Un mois et demi plus t**d, l'adolescente, alors âgée de 13 ans, est retrouvée à Auxerre, dans un logement Airbnb où se trouvaient quatre autres personnes.
C'est sa mère qui a permis de la retrouver.
Samia, peu aidée par les autorités, a participé activement aux recherches, notamment grâce à la géolocalisation.
Sur place, les enquêteurs ont découvert plusieurs éléments matériels : des préservatifs, des couteaux, ainsi qu'un sac contenant des escarpins et des sous-vêtements appartenant à l'adolescente.
Selon Amas, une femme soupçonnée d'être impliquée aurait reconnu avoir « acheté » l'enfant pour 6 000 euros.
Toujours selon l'avocat, deux personnes soupçonnées d'être des proxénètes et deux personnes présentées comme des « clients » ont été entendues par les enquêteurs à Auxerre.
Finalement, seule une femme a été renvoyée devant le tribunal correctionnel, tandis que les trois autres personnes ont été relaxées.
La proxénète âgée de 21 ans, originaire de Seine-Saint-Denis et seule personne incarcérée dans le dossier, devait être jugée pour « assistance à proxénétisme » au tribunal correctionnel, mais l'avocat de Léa a demandé que l'affaire soit déqualifiée : face aux faits d'enlèvement, de séquestration et de viol sur mineure, le tribunal a estimé que les faits étaient de nature criminelle et a donc renvoyé le dossier à l'instruction.
Une enquête plus approfondie doit désormais être menée.
L'affaire s'inscrit dans un phénomène plus large d'exploitation se****le de mineures, notamment de jeunes suivies ou placées par l'ASE.
Plusieurs travaux parlementaires ont documenté ces dernières années l'ampleur du phénomène, avec des estimations faisant état de 15 000 à 20 000 mineurs concernés en France par la prostitution ou l'exploitation se****le.